Politique
20:30 4 juillet 2016

L’autoroute Laurentienne sera élargie et aura sa voie réservée

TRANSPORTS. Régis Labeaume ne s’en cachait pas, l’autoroute Laurentienne devait être modifiée. Lundi après-midi, le maire a dévoilé sa vision de l’élargissement de l’axe nord-sud. Elle serait faite sur 5,1km, entre le boulevard Louis-XIV et la rue de la Croix-Rouge. Une voie réservée pour le transport en commun serait aussi aménagée sur une portion de l’autoroute.

Le projet nécessitera un investissement de 70M$ et devrait être complété d’ici quatre ans. Il s’agit ici de la vision de la Ville de Québec et non le projet final, qui devra être approuvé par le ministère des Transports du Québec (MTQ). Si c’était accepté tel quel, l’autoroute serait élargie à trois voies en continu et à quatre voies sur 40% du tronçon, principalement autour des entrées et sorties.

Quatre projets distincts ont été identifiés dans la vision globale: la reconstruction du pont ferroviaire Soumande, l’élargissement de la chaussée en direction sud, l’élargissement de la chaussée en direction nord, à partir de la rue Soumande, ainsi que la reconstruction du pont Wilfrid-Hamel Est et élargissement de la chaussée entre le boulevard Wilfrid-Hamel Est et la rue Soumande.

«Ce que nous présentons aujourd’hui est une solution globale et cohérente qui réglera les problèmes de fluidité de la circulation sur un des axes routiers les plus achalandés de Québec. Notre projet répondra aux attentes des automobilistes circulant dans cet axe nord-sud en plus de favoriser le transport en commun là où c’est requis», a expliqué le maire de Québec.

Bonne nouvelle selon le président du Réseau de transport de la Capitale, Rémy Normand: une partie du projet d’agrandissement inclurait une voie réservée pour le transport en commun. Ce que la Ville demande au MTQ, c’est d’aménager une voie réservée entre l’autoroute Félix-Leclerc et le futur pôle d’échange du SRB dans Saint-Roch. Il y aurait aussi possibilité de permettre le covoiturage dans cette voie. Toutefois, la voie réservée n’est prévue qu’en direction sud.

Concernant l’investissement, la somme de 70M$ n’inclut pas les coûts des travaux de conversion des infrastructures actuelles, ni les travaux nécessaires pour l’installation de celles qui devront être installées pour l’accès aux voies réservées.

Le maire Labeaume a conclu en affirmant que le moment serait idéal pour commencer les travaux très bientôt, puisque l’autoroute Laurentienne fait déjà l’objet de travaux dans le secteur des échangeurs de l’autoroute Félix-Leclerc.

Pas la solution attendue

Après l’annonce faite par l’administration Labeaume, deux groupes se sont prononcés comme fortement en défaveur de la vision de la Ville. «Nous sommes contents qu’il y ait une voie réservée, mais nous sommes surpris qu’il n’y en ait pas direction nord. Le projet n’est pas du tout global comme le maire le dit, c’est une solution locale qui ne fera qu’ajouter de l’affluence automobile», affirme Paul Shoiry, conseiller de l’opposition.

À Démocratie Québec, la conclusion a été tirée que ce projet d’élargissement de l’autoroute avait une principale raison: que ce soit plus facile de se rendre et de repartir du Centre Vidéotron.

L’autre groupe, c’est Accès transport viable. Pour le directeur général, Étienne Grandmont, l’opportunité a été ratée de refaire une grosse partie de la ville de Québec, au niveau urbanistique. «Le projet va un peu à l’encontre de ce qui se passe dans le monde, alors que les villes vont de plus en plus vers la mobilité durable. Quand on a une autoroute qui va aussi loin dans le cœur de la ville comme l’autoroute Laurentienne, il faut se poser des questions sur son rôle réel: est-ce que c’est encore une voie de circulation interurbaine ou une opportunité de la transformer en boulevard urbain. Je crois que c’est une opportunité qu’on a ratée.»

Lire aussi: L’autoroute 40 sera élargie

 

Québec Hebdo

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