Politique
21:14 23 mars 2017 | mise à jour le: 23 mars 2017 à 21:14 temps de lecture: 3 minutes

La Ville de Québec ouverte à payer pour le SRB

TRANSPORT. Alors que le gouvernement fédéral a décidé de financer à 40% le projet de service rapide par bus (SRB) à Québec, plutôt que les 50% souhaités, Régis Labeaume s’est dit ouvert à participer au financement du SRB.

(Photo gracieuseté)

«Je ne suis pas inquiet. C’est bizarre à dire, peut-être que je devrais l’être, mais je ne le suis pas», a réagi le maire Labeaume face à l’intention du fédéral d’investir 40% dans les nouveaux projets de transport collectif au pays. La Ville s’attendait plutôt à ce que la facture pour un nouveau SRB soit partagée 50-50 entre les gouvernements provincial et fédéral.

Régis Labeaume ne veut pas lâcher le morceau du SRB même si pour l’instant, seulement 90% du financement du SRB est couvert par le provincial et le fédéral. «Je préfère 100%, mais 90%, ce n’est jamais arrivé au Québec. Alors on ne laissera pas passer un projet parce qu’on aurait juste 90% de subvention.» D’autant plus que la Ville de Québec n’est «pas démunie», comme l’explique le maire. «Je vous rappelle que dans notre plan triennal d’immobilisations (PTI), on a 1,5G$ pour trois ans», souligne M. Labeaume.

Le maire de Québec Régis Labeaume

(Photo TC Media – Prisca Benoit)

Si seulement 90% du financement du SRB est couvert, il resterait de 110M$ à 140M$ à assumer par les villes. «Ça serait à peu près de 6% à 10% de notre PTI sur 5 ans. Je ne veux pas le payer, mais vous comprenez qu’on n’est pas démunis. On va survivre, je pense.»

Québec seule avec son SRB?

Même si le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a déjà fait savoir qu’il ne comptait pas aller de l’avant avec le SRB si les deux paliers gouvernementaux ne couvraient pas 100% de la facture, Régis Labeaume tient à avoir son SRB à Québec, quitte à avoir un service seulement sur la Rive-Nord du fleuve. «La Ville de Lévis fera ce qu’elle veut, mais nous on va avoir un SRB», confirme-t-il.

Le maire est en attente du prochain budget provincial pour voir si le gouvernement du Québec est prêt à combler le 10% manquant. «On est toujours en négociation, mais si vous me dites que c’est final à 90%, est-ce qu’on laisse tomber le projet? Ça ne serait pas intelligent.» Le maire doit toujours rencontrer le premier ministre du Québec Philippe Couillard pour d’autres discussions sur le sujet. Plusieurs milliards ont été investis en innovation, une avenue que l’entreprise pourrait privilégier.

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