Économie
11:35 22 novembre 2018

Stabilité sur le marché de l’habitation de Québec

PERSPECTIVES. Un récent rapport national d’évaluation du marché de l’habitation démontre que la situation dans la région de Québec est stable et n’a rien de préoccupant. Le degré global de vulnérabilité est estimé faible.

Le segment du logement locatif préoccupe à Québec par son abondance des dernières années.

(Photo Métro Média – Archives)

L’étude menée par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) s’appuie sur trois principaux indicateurs. Or, il ressort dans l’ensemble que les prix des habitations dans la région de la Capitale sont demeurés près des niveaux dictés par les facteurs économiques et démographiques fondamentaux. Les signes de surévaluation restaient donc faibles.

Par ailleurs, rien n’indique qu’il pourrait y avoir une surchauffe du marché ou une accélération de la croissance des prix. Enfin, les signes de construction excessive restaient également faibles au 2e trimestre de 2018. L’offre de logements locatifs continue toutefois de croître à un rythme soutenu.

«Le degré global de vulnérabilité du marché de l’habitation de la région de Québec est demeuré faible. L’évolution du taux d’inoccupation des logements locatifs demeure néanmoins à surveiller, en raison du nombre important d’unités actuellement en construction ou récemment achevées», observe Nicolas Bernatchez, analyste principal à la SCHL-Québec.

Logements locatifs à surveiller

Évolution des mises en chantier de logements au fil des dernières années.

(Tableau gracieuseté – SCHL)

À cet égard, l’analyse récente dénote une croissance marquée du nombre de nouveaux logements locatifs à Québec depuis 2016. La SCHL explique en partie cette tendance par des facteurs favorables à la demande locative qui stimulent l’offre dans la région, notamment la vigueur de l’économie, l’augmentation du solde migratoire et l’accélération du vieillissement de la population.

Cependant, elle estime que le rythme important auquel progresse l’offre de logements locatifs risque de surpasser la croissance de la demande. En juin 2018, près de 2700 unités étaient toujours en construction. La croissance rapide de l’offre est donc appelée à se poursuivre au cours des prochains trimestres, ce qui exercera vraisemblablement une pression à la hausse sur le taux d’inoccupation.

Métro Média

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