Économie
13:55 21 mai 2017 | mise à jour le: 21 mai 2017 à 13:55 temps de lecture: 3 minutes

Menace de grève imminente dans la construction

CHANTIERS. Le ciel s’assombrit au-dessus de l’industrie de la construction. Les négociations semblent se diriger vers un cul-de-sac entre les patrons et les travailleurs. Ces derniers y sont même allés d’un ultimatum de grève dès le 24 mai.

Si les négociations ne progressent pas davantage, les chantiers de construction pourraient être déserts au Québec à partir du 24 mai.

(Photo TC Media – Archives)

À lire aussi: Construction: la menace de grève se précise, tout comme celle d’une loi spéciale

Représentant 175 000 travailleurs, l’Alliance syndicale menace d’entamer un arrêt de travail illimité dès cette semaine. L’annonce a été faite au sortir d’une assemblée extraordinaire tenue simultanément dans 11 villes du Québec, il y a quelques jours.

Du côté syndical, on déplore l’enlisement des négociations. C’est dans l’espoir de provoquer un déblocage que les dirigeants de l’Alliance ont avisé leurs membres de se préparer à déserter les chantiers pour faire la grève.

Comme l’Alliance syndicale regroupe cinq centrales dont les membres oeuvrent dans l’ensemble de l’industrie de la construction, tous les secteurs (résidentiel, commercial, industriel et génie civil) risquent d’être paralysés en cas de grève. Pourtant, des avancées ont été faites sur certains aspects et l’espoir persiste d’en arriver à une entente négociée, particulièrement dans le secteur résidentiel.

«Déclencher une grève dans l’industrie de la construction serait un geste irresponsable et aurait de graves conséquences économiques pour l’ensemble du Québec. D’autant plus que l’Alliance syndicale ne tient pas compte des besoins urgents en reconstruction qui se manifesteront prochainement en raison des inondations», a déclaré François-William Simard, vice-président développement stratégique de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ).

Responsable des volets commercial et industriel de l’industrie, l’Association de la construction du Québec (ACQ) déplore que l’Alliance syndicale ait fait tourner en rond les négociations pendant tout l’hiver. Subitement, elle souhaite que tout se règle rapidement avec un ultimatum de grève, en faisant fi des demandes patronales pour consentir davantage de flexibilité pour accommoder la clientèle.

Détails sur l’industrie

-Les contrats de travail sont échus depuis le 30 avril dans les quatre secteurs de l’industrie de la construction.

-L’Alliance syndicale regroupe cinq organisations : le Conseil provincial des métiers de la construction du Québec, la CSD-Construction, la CSN-Construction, la FTQ-Construction et le Syndicat québécois de la construction.

-La partie patronale est représentée par : l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), l’Association de la construction du Québec (ACQ) et l’Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec (ACRGTQ).

TC Media

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