Économie
16:50 29 mai 2017 | mise à jour le: 29 mai 2017 à 16:50 Temps de lecture: 2 minutes

Loi spéciale bien reçue par les patrons du secteur résidentiel

GRÈVE. Même si elle maintenait son offre après s’être retirée de la table de négociation, l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) accueille favorablement la loi spéciale déposée lundi matin, pour assurer la reprise des travaux dans l’industrie de la construction. Néanmoins, les patrons du secteur résidentiel gardent espoir dans la poursuite des discussions.

Les pancartes ont dû être rangées, pour un retour au travail sur les chantiers de construction, lundi, à la suite de l’adoption d’une loi spéciale.

Photo: TC Media – Audrey-Anne Maltais

«La grève dans l’industrie de la construction a fait mal à l’économie du Québec. Cette situation ne pouvait pas être prolongée. La solution proposée par le gouvernement pour amener les parties patronale et syndicale à s’entendre nous paraît équilibrée et respectueuse du droit des parties de négocier. Il faut maintenant souhaiter qu’il y ait une volonté réelle de la partie syndicale d’en arriver à une entente négociée dans notre secteur», a déclaré le vice-président développement stratégique et communications de l’APCHQ, François-William Simard.

Dans la loi spéciale, le gouvernement a prévu des augmentations salariales de 1,8%. De l’avis de M. Simard, celles-ci se trouvent légèrement au-delà de l’inflation prévue en 2017, tout en correspondant à la capacité de payer des employeurs, et ultimement, des citoyens qui achètent des maisons neuves ou qui font des rénovations.

L’APCHQ réitère son intérêt à aboutir à une entente négociée, un scénario préférable à celui d’une loi spéciale. Dans cette optique, vendredi soir dernier, elle a déposé une offre finale qu’elle jugeait avantageuse pour les travailleurs et les employeurs de l’industrie de la construction résidentielle. Des augmentations salariales de 1,9% étaient prévues pour les quatre prochaines années et deux nouvelles primes étaient proposées.

«Alors que les discussions étaient difficiles dans un secteur, l’Alliance syndicale aurait dû viser des ententes par secteur pour ne pas pénaliser indûment les travailleurs et les employeurs du secteur résidentiel. Nous leur tendons la main pour un dénouement fructueux cette fois-ci», conclut M. Simard.

TC Media

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *