Économie
22:22 23 février 2017 | mise à jour le: 23 février 2017 à 22:22 temps de lecture: 3 minutes

Uber a pignon sur rue à Québec pour y rester

TRANSPORT. Profitant de nouvelles méthodes de travail mieux encadrées et nouveaux locaux sur la rue Saint-Joseph, Uber souligne le 2e anniversaire de son service de covoiturage urbain à Québec en formulant le vœu d’y poursuivre son déploiement.

Jean-Nicolas Guillemette, directeur général d’Uber Québec, veut développer son service de covoiturage urbain à Québec.

(Photo TC Media – François Cattapan)

Souvent critiqué, surtout par les chauffeurs de taxi qui y voient un concurrent illégal, Uber s’efforce de devenir un bon citoyen corporatif. L’adoption de la Loi 100 sur ce type de transport alternatif a clarifié ses méthodes de travail. Le cadre légal contenu dans un projet pilote prévoit plusieurs mesures, dont la perception des taxes (TPQ et TPS), le versement de redevances au gouvernement provincial et l’obligation pour les partenaires chauffeurs de détenir un permis de conduire de Classe 4C.

Dans cette même veine, le directeur général d’Uber Québec accueille avec diligence la décision de la Cour supérieure du Canada d’autoriser l’accès aux ordinateurs de la compagnie saisis en 2015. Sans vouloir s’avancer sur d’éventuelles pénalités pour des taxes impayées au début de l’aventure, Jean-Nicolas Guillemette précise qu’il est dans l’intention de l’entreprise de continuer à collaborer avec les autorités.

Questionné sur la célérité des patrouilleurs du ministère des Transports à intercepter les véhicules privés offrant le service Uber, M. Guillemette assure que les relations sont meilleures. «Depuis que nous opérons à l’intérieur d’un cadre légal, les saisies de véhicules sont chose du passé. Nous pouvons nous concentrer sur notre développement dans les régions ciblées par le projet pilote, soit Québec, Montréal et Gatineau», allègue-t-il en présumant que les nouvelles règles du jeu rassurent l’industrie du taxi.

Alternative à l’auto solo

Le patron d’Uber évite de parler de concurrence avec les autres transports collectifs. «Notre service de covoiturage urbain fait partie d’un éventail de solutions alternatives à l’auto solo, au même titre que les taxis, les autobus du RTC ou même Communauto. Le recours à l’un ou l’autre permet de réduire la congestion routière qui a augmenté de 22% depuis 10 ans à Québec. Cela contribue aussi à diminuer la pollution atmosphérique, en plus d’accroître la sécurité des gens surtout à la sortie des bars.»

C’est dans cette optique que M. Guillemette voit un avenir florissant pour le service Uber. Il y attribue la base du lien de confiance qui s’est établi avec les milliers d’utilisateurs à Québec, où le nombre de courses ainsi que les distances parcourues sont en hausse. «Les autos en ville restent stationnées la majorité du temps. Il s’agit d’un actif coûteux et mal exploité, déplore-t-il. Uber propose une solution plus abordable et efficace.»

Uber à Québec en quelques chiffres (3 derniers mois)

+500 partenaires chauffeurs

16 000 usagers actifs

7 minutes le temps d’attente moyen

TC Media

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