Économie
12:50 30 avril 2017 | mise à jour le: 30 avril 2017 à 12:50 temps de lecture: 4 minutes

La région de Québec table sur un quart de siècle de croissance

AFFAIRES. Au fil des dernières années, la région de Québec a su se positionner favorablement, au point de devenir une des régions les plus dynamiques au Canada. La Capitale a notamment renforcé l’expansion de secteurs de pointe, appuyé l’intégration de la recherche et de l’innovation en entreprise, positionné son industrie manufacturière vers la fabrication de biens à valeur ajoutée et stimulé l’investissement immobilier privé.

Comparatif PIB réel des grandes villes canadiennes.

(Tableau gracieuseté – QI)

Selon une analyse de Québec International, ces actions ont influencé favorablement l’ensemble des indicateurs économiques. Elles ont également permis à la région de faire preuve de résilience à l’égard des différentes contraintes conjoncturelles et structurelles des dernières années. À cet effet, avec un PIB réel de 34,6G$, Québec a enregistré en 2016 une 25e année de croissance consécutive, soit de 1,6% par rapport à 2015, et ainsi inscrit la plus longue période expansionniste observée au pays.

Assurément, Québec demeure un petit marché parmi les grands centres urbains du pays. Son PIB cumulatif de l’année dernière reste le plus bas parmi les huit principales villes canadiennes. Par ailleurs, bien qu’impressionnante à 73%, sa progression sur 25 ans est en deçà de toutes les autres grandes villes sauf Montréal. Bref, la région montre de belles choses, mais elle a de redoubler d’ardeur pour progresser.

Néanmoins, le bilan 2016 de Québec International fait ressortir la bonne performance des différents indicateurs économiques de Québec. L’accroissement du PIB réel a entraîné une augmentation de la productivité et du niveau de vie des habitants. Au chapitre de l’emploi, la région a pris le 1er rang au Canada avec un taux de chômage annuel de 4,6%. Elle a aussi dénombré d’importants chantiers en plus de préparer le terrain pour d’éventuels projets de grande ampleur. Cette vigueur économique s’accompagne également d’un accroissement démographique de près de 1% par année.

Enjeux

Les résultats de l’an dernier ont également soulevé des enjeux auxquels la région de Québec est confrontée. La disponibilité de main-d’oeuvre figure en tête des priorités. Québec devrait ajouter près de 20 000 nouveaux emplois d’ici 2021, surpassant le gain enregistré entre 2011 et 2016 (+13 300 emplois). Le besoin de travailleurs s’accélérera en raison de l’implantation et de l’expansion des entreprises, mais aussi pour pourvoir d’éventuels postes laissés vacants par les départs à la retraite. Dans cette perspective, il faudra surveiller l’évolution de la population active, puisque sa hausse moins rapide que celle de l’emploi accentuera les problèmes de rareté de main-d’oeuvre.

L’évolution des investissements retiendra aussi l’attention dans la région. Le recensement de plus de 300 projets majeurs résidentiels et non résidentiels en cours et annoncés, qui généreront environ 10G$ d’ici les 10 prochaines années, soutiendra les dépenses en immobilisation. Cependant, les dépenses en R-D, en innovation, en équipement, en commercialisation et en formation s’avéreront toutes aussi importantes, pour intensifier la compétitivité des entreprises et accroître leur part de marché.

Enfin, les conditions des marchés extérieurs sont appelées à évoluer et à changer. C’est pourquoi les entreprises devront poursuivre leurs actions pour s’ajuster aux fluctuations de la devise canadienne, aux nouvelles politiques commerciales américaines, à l’entrée en vigueur de l’AECG et à l’accroissement de la présence des pays émergents.

TC Media

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