Économie
11:52 13 octobre 2017 | mise à jour le: 13 octobre 2017 à 11:52 Temps de lecture: 3 minutes

La médiation avorte dans le secteur résidentiel

CONTRAT de TRAVAIL. L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) se montre déçue de la tournure des événements à la table de négociations du secteur résidentiel. Aux termes de pourparlers qui semblaient se diriger sur la bonne voie, le retroupement patronal déplore le comportement de l’Alliance syndicale et questionne sa volonté de sceller une entente.

L’APCHQ estime que la médiation se trouve dans une impasse et qu’il faudra vraisemblablement s’en remettre à l’arbitrage, pour établir les conditions salariales dans le secteur résidentiel.

(Photo TC Media – Archives)

Selon ce que rapporte l’APCHQ, après une journée de négociation où plusieurs contre-offres ont été effectuées de part et d’autre, les représentants patronaux ont fini par accepter la dernière proposition de la partie syndicale. Mais, contre toute attente, l’Alliance syndicale a finalement refusé de signer une entente de principe pourtant basée sur sa propre offre.

«Nous avons entamé la journée de négociation avec l’objectif d’en arriver à une entente qui serait bénéfique tant pour les employeurs que pour les travailleurs de l’industrie de la construction résidentielle. Or, quand l’Alliance syndicale est rendue à refuser de signer sa propre offre, nous n’avons d’autres choix que de conclure qu’elle ne souhaite aucunement régler», affirme François-William Simard, vice-président développement stratégique et communications de l’APCHQ.

Mettre fin à la médiation

La partie partonale considère désormais qu’il n’y a plus lieu de poursuivre les discussions à la table de négociation, alors qu’elle a accepté la dernière contre-offre de la partie syndicale. Par conséquent, l’Association estime se trouver dans l’obligation de demander au gouvernement du Québec de mettre fin à la médiation.

«En raison de l’absence de volonté de l’Alliance syndicale de régler, nous n’aurons d’autres choix que de nous en remettre à l’arbitrage pour les hausses salariales. Il serait très malheureux d’en arriver là, d’autant plus que nous avons accepté la dernière contre-offre des représentants syndicaux qui consentait des augmentations salariales avantageuses pour les travailleurs. L’Alliance syndicale aura tôt ou tard à expliquer son comportement, qui ne peut que nuire à l’ensemble de l’industrie», conclut M. Simard.

TC Media

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