Économie
18:50 17 janvier 2017 | mise à jour le: 17 janvier 2017 à 18:50 Temps de lecture: 4 minutes

Hausse des reventes immobilières à Québec en 2016

STATISTIQUES. Le marché de la revente immobilière a connu une croissance en 2016, malgré le resserrement des règles de financement hypothécaire. Au cours de l’an dernier, 6721 propriétés résidentielles ont changé de main, ce qui représente une hausse de 2% par rapport à 2015.

Autre constat encourageant tiré des compilations de données publiées par la Chambre immobilière de Québec (CIQ), l’année s’est terminée sur une note positive. À cet égard, une progression des ventes de 4% a été enregistrée au 4e trimestre, alors que 1464 transactions ont été conclues.

«Comme en 2015, les conditions du marché régional sont restées à l’avantage des acheteurs pour les propriétés unifamiliales et les plex, alors qu’il y avait respectivement 11 et 12 mois d’inventaire à écouler sur le marché à la fin de l’année. Toutefois, il y a encore un surplus de copropriétés, ce qui confère un net avantage aux acheteurs lors des négociations puisque l’inventaire atteint 21 mois dans ce segment», note Martine Bélanger, directrice générale de la CIQ.

Précisons que la hausse des ventes enregistrée en 2016 est la troisième de suite, après les augmentations de 3% en 2014 et de 2% en 2015. Par catégories de propriétés, le plex a connu une hausse notable des ventes en 2016 (+7%), tandis qu’on note une hausse modérée pour la maison unifamiliale (+2%) et un léger repli pour la copropriété (-3%).

La CIQ observe une stabilité relative (+1%) du prix médian des unifamiliales à l’échelle de la région pour une 3e année consécutive, alors que la moitié des maisons se sont vendues à plus de 248 000$. Pour l’ensemble de la région, le prix médian des copropriétés a enregistré un recul de 4%, tandis que celui des plex a augmenté de 7%, avec des prix médians respectifs de 190 000$ et 306 000$.

Nouvelles tendances

Dans son étude annuelle sur les prix des maisons, l’agence de courtage immobilier Royal LePage constate un certain resserrement du marché. «Nous sommes dans un marché d’acheteurs, ce qui exige des vendeurs d’afficher leur propriété à un prix juste, parfois sous leurs espérances, afin de vendre plus rapidement. Lorsque le vendeur reste raisonnable dans son inscription, il n’est pas rare de recevoir des offres multiples», remarque Michèle Fournier, vice-présidente Royal LePage Inter-Québec.

Par ailleurs, deux nouvelles tendances semblent en émergence dans le segment des complexes résidentiels. D’une part, les bébés boumeurs sont de plus en plus nombreux à vendre leur maison pour se tourner vers la location de condos de luxe. D’autre part, davantage d’investisseurs sont à la recherche d’appartements en copropriété pour faire de la location touristique de type AirBnB.

Quant aux nouvelles règles hypothécaires entrées en vigueur en octobre dernier, Royal LePage estime qu’elles ont eu peu, voire pas d’effet sur le marché immobilier. Toujours au rendez-vous, les premiers acheteurs se font néanmoins plus réalistes.

Faits saillants régionaux

-Sur le plan géographique, le secteur de la Périphérie Nord a connu une forte croissance (+13%) avec 870 ventes. L’activité a été stable dans l’agglomération de Québec (4728 ventes) et a diminué de 2% sur la Rive-Sud (1123 ventes).

-Plus particulièrement, les prix médians du segment de l’unifamiliale ont affiché une faible progression dans l’agglomération de Québec (+1%), sont demeurés stables dans la Périphérie Nord et ont légèrement fléchi sur la Rive-Sud (-1%).

-En moyenne, 7633 propriétés étaient à vendre sur le système Centris des courtiers immobiliers, soit une hausse de 6% par rapport à 2015. Pareille hausse est observée dans chacun des segments du marché immobilier régional.

TC Media

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