Économie
16:25 12 avril 2017 | mise à jour le: 12 avril 2017 à 16:25 temps de lecture: 3 minutes

«En immobilier, il faut savoir être patient» – Michel Dallaire

CONSTRUCTION. «Pour avoir du succès et persévérer en immobilier, il faut nécessairement faire preuve de patience. Ce n’est pas le bon domaine pour les gens d’affaires pressés. À preuve, nous sommes en train de développer, à Québec comme à Lévis, des terrains achetés par mon père il y a plus de 30 ans.»

Le président du Groupe Dallaire, Michel Dallaire, prône la patience en immobilier.

(Photo TC Media – François Cattapan)

C’est en ces termes empreints de sagesse que le promoteur immobilier, Michel Dallaire, a répondu aux journalistes qui le pressaient de questions au sujet de l’évolution du méga projet Le Phare à la tête des ponts. Le président du Groupe Dallaire se montre tout à fait compréhensif devant la possibilité que le complexe de 650M$ puisse connaître des retards.

«De notre côté, nous sommes prêts à entreprendre les travaux préparatoires et à lancer le chantier. Comme je l’ai déjà dit, la balle est dans le camp de la Ville de Québec. Il est normal de respecter les règlements en place et d’attendre que le feu vert final soit accordé. Idéalement, il serait pensable de commencer le projet dès ce printemps, mais si c’est plutôt à l’automne ou l’année prochaine, on fera avec et on s’adaptera», précise M. Dallaire.

Le promoteur ne s’inquiète pas outre mesure de l’étape ultime des consultations publiques. Il a cependant hâte que ce soit complété et que le zonage soit adapté à la hauteur de son édifice devant atteindre 65 étages. Sa crainte est que les élections municipales qui se profilent à l’horizon, en novembre prochain, occasionnent des délais. Cette éventualité est hors de son contrôle.

Densification

En ce qui concerne la concentration de ses récentes annonces d’investissements sur les deux rives, à la tête des ponts, le président du Groupe Dallaire estime qu’ils sont conformes à la tendance. «Les villes en Amérique comme en Europe se densifient et les centres d’affaires se déplacent hors des centres-villes historiques. C’est aussi ce qu’on constate ici, sur le plateau Sainte-Foy et à la jonction des secteurs Saint-Romuald et Saint-Nicolas du côté de Lévis.

Michel Dallaire ne craint pas que l’ajout de bureaux et de logements à proximité des ponts contribue à l’engorgement du réseau routier. Il mise sur la création de milieux de vie autonomes et sur l’implantation prochaine du Service rapide par bus (SRB), afin de limiter les déplacements et améliorer la qualité de vie des résidents. Pour ce qui est de la nécessité d’un éventuel troisième lien entre Québec et Lévis, il refuse de se prononcer, précisant que ce dossier n’est pas de son ressort.

TC Media

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