Économie
12:43 26 octobre 2017 | mise à jour le: 26 octobre 2017 à 12:43

Les entrepreneurs déplorent la stagnation de l’accès à la propriété au Québec

HABITATION. Se référant à la publication de nouvelles données concernant le nombre de ménages propriétaires au pays par Statistique Canada, l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) déplore que le Québec fait du surplace et demeure en queue de peloton. Au cours des cinq dernières années, le taux de propriété n’a pas évolué et est demeuré à 61%. Il s’agit du plus faible score parmi les provinces canadiennes.

L’accession à la propriété stagne à 61% au Québec.

(Photo TC Media – Archives)

«Depuis plusieurs années, l’APCHQ demande que des mesures pour favoriser l’achat d’une première propriété soient mises en place. Or, aucune mesure réelle n’a été instaurée et le constat est on ne peut plus clair. L’inaction a fait en sorte que le Québec est demeuré bon dernier au Canada pour le taux de propriété», affirme François-William Simard, vice-président développement stratégique à l’APCHQ.

Le regroupement patronal rappelle qu’il y a de nombreux avantages pour les ménages d’accéder à la propriété, notamment celui de se bâtir un actif solide pour la retraite. Selon les calculs de l’APCHQ, la valeur de l’actif net d’un ménage propriétaire à la retraite s’élève à 464 000$, alors que celle d’un ménage locataire se chiffre tout juste à 18 000$.

«Lorsqu’une famille devient propriétaire, le montant mensuel qu’elle verse pour se loger ira dans un bien qui leur appartiendra et qui prendra de la valeur au fil du temps. Devenir propriétaire, c’est avoir accès à un vecteur de richesse et de sécurité lorsque viendra le temps de la retraite», insiste M. Simard.

Favoriser l’accession à la propriété

De l’avis du porte-parole de l’APCHQ, il existe de nombreux moyens pour aider les familles à accéder à la propriété. C’est le cas, par exemple, de l’instauration d’un régime d’accès à la propriété (RAP) intergénérationnel, qui permettrait aux parents qui le désirent d’aider leurs enfants en leur transférant une partie de leur REER, et ce, sans pénalité. Cette mesure serait à coût nul pour le gouvernement.

On suggère également l’abolition de la «taxe de bienvenue» (ou droit de mutation immobilière) pour les premiers acheteurs, mesure qui pourrait s’avérer déterminante pour ceux qui hésitent à acheter en raison des embûches financières. Enfin, on estime qu’un programme québécois d’aide à la mise de fonds pour un premier achat aurait un impact certain, en plus de démontrer que l’accès à la propriété est une priorité pour les élus.

TC Media

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