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13:15 9 septembre 2021 | mise à jour le: 9 septembre 2021 à 13:15 Temps de lecture: 3 minutes

Violence conjugale: reprendre son pouvoir

Violence conjugale: reprendre son pouvoir
Photo: PixabayPLus de 80% des victimes sont des femmes.

COUPLE. Après la séparation, bon nombre de victimes de violence conjugale indiquent sentir qu’elles reprennent vie. Certaines ont accepté de mettre des mots sur leur état d’esprit post-séparation. Leur nom de famille ne sont pas dévoilées pour conserver leur anonymat, certaines d’entre elles étant encore en procédure judiciaire ou en séparation.

Pour Naomie de Sainte-Foy, c’est une conférence dans laquelle on expliquait le principe du miroir qui a tout déclenché. «Après avoir compris qu’il jetait sur moi tout ce qu’il n’acceptait pas de lui, j’ai réalisé que mon agresseur créait lui-même des situations de conflits pour avoir l’occasion de me rabaisser et se sentir puissant. Lorsqu’il a essayé de s’en prendre physiquement à moi, cela a créé une dose d’adrénaline assez forte pour que mon mental se taise et l’instinct de survie prenne le dessus. J’ai osé appeler la police, et j’ai vu dans ses yeux, habituellement méchants et vengeurs, une étincelle de désespoir dans son regard. Par la suite, nous nous sommes séparés. J’ai été en choc post-traumatique et en mode alerte en permanence pendant un moment. Maintenant, j’ose être qui je suis, avec mes gouts, mes forces et mes défis. Je suis mon propre chemin, avec de plus en plus de confiance et de conviction, car maintenant, je ne me questionne plus, je sais!»

Liberté

Pour Karine qui habite le secteur nord de Québec, la violence conjugale amène la victime à être manipulée et à penser être devenue la personne décrite par l’agresseur. «Après avoir pris le temps de recul dont mon ex-conjoint et moi avions besoin pour traverser la crise, nous avons tous pu prendre soin de nous. Nous avons pu mettre des mots sur les maux qui étaient muets depuis trop longtemps, ce qui m’a permis d’être libre à l’intérieur et à l’extérieur.»

Pour Catherine de Stoneham, l’élément déclencheur a été la lecture d’un article sur les pervers narcissiques. «C’est à ce moment-là que j’ai compris dans quoi j’étais réellement! Après la séparation, j’ai pris conscience que j’étais une bonne personne, une excellente maman pour mes enfants, que j’étais vraiment une femme forte et que j’étais capable d’accomplir énormément de choses sans personne derrière moi! J’ai pu retrouver tranquillement un semblant de vie, comme retrouver mes amies, ma famille que j’ai perdue et de qui j’ai été isolée pendant tant d’années. Mon conseil: n’attendez pas, quand vous comprenez dans quoi vous êtes, allez chercher de l’aide! Vous n’êtes pas seule! Trouvez-vous une personne de confiance pour vous aider à ne pas reculer durant le processus. C’est ce qui m’a réellement sauvé. Personne ne mérite de vivre dans un tel environnement!»

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