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11:41 22 octobre 2020 | mise à jour le: 22 octobre 2020 à 12:15 temps de lecture: 5 minutes

Ados en péril: témoignages de la vie scolaire en zone rouge

Ados en péril: témoignages de la vie scolaire en zone rouge
Jade et Rosalie Morissette souhaitent retrouver une vie scolaire normale rapidement. Photo gracieuseté

Covid-19. L’école en zone rouge n’est pas une sinécure pour les adolescents. Est-ce vraiment le cas? Voici des témoignages d’adolescents qui donnent un portrait réel de la situation actuelle.

Les jumelles Jade et Rosalie Morissette sont des élèves de 14 ans qui vont au Séminaire Saint-François. Elles font partie du sports-études soccer et sont reconnues comme des exemples d’étudiantes-athlètes. Voici ce qu’elles ont à dire sur le climat qui règne dans leur école.

«C’est vraiment étrange présentement d’aller à l’école avec toutes les mesures sanitaires et c’est difficile de s’habituer. Le plus difficile présentement c’est de ne pas voir nos amis parce qu’il faut rester absolument dans notre bulle-classe. Notre sport nous manque également vraiment beaucoup. Pour ce qui est du port du masque dans l’école, ce n’est pas ce qui nous dérange le plus. C’est un peu irritant, mais ce n’est pas la fin du monde.»

Motivation difficile

Cet environnement est à l’opposé complètement de ce que les deux adolescentes ont vécu depuis leur entrée au secondaire.

«C’est comme si on enlevait tout ce qui était l’fun de l’école. Socialiser et se défouler dans les sports, ça va de pair avec l’école. C’est définitivement un environnement qui démotive alors que presque tout est interdit. On se sent constamment surveillé alors que les professeurs renforcent constamment les règles sanitaires et on sait qu’ils font leur travail, mais on se sent comme dans une cage», assurent les deux sœurs.

Garder le cap

Même si le climat n’est pas nécessairement le plus positif, les jumelles ne prévoient pas demander d’aide psychologique. «On se sent quand même bien et ça ferait vraiment du bien de pouvoir pratiquer à nouveau le soccer. Cependant, on connait quelques personnes qui ont plus de difficulté avec la situation. Je crois qu’on n’hésiterait pas à demander de l’aide au besoin, mais ça va bien pour nous actuellement et nos amis également.»

Questionné à savoir si les deux étudiantes comprennent les actions du gouvernement. Elles avaient ceci à dire. «On comprend qu’ils veulent protéger les aînés et nous acceptons cela, mais on a encore de la difficulté avec le fait que nous sommes privées de sport. Et on va être honnêtes, il arrive que les étudiants se voient le soir pour faire le party. C’est beaucoup moins présent avec la Covid-19, mais ça arrive quand même. On ne pense pas que les activités sportives contribuent à la propagation.»

Les filles avaient également une réponse plutôt claire pour résumer la situation scolaire en zone rouge. «C’est de la merde! Nous avons hâte que ça finisse.»

Même son de cloche

Ludovik Verret a limpression que lécole s,est transformé en prison par moments. Photo tirée dInstagram

Ludovik Verret est un élève de secondaire 5 de l’Académie Saint-Louis. L’élève-athlète finissant trouve très difficile d’avoir fait une croix sur sa saison de football.

«C’était une année cruciale et je voulais me démarquer afin de me faire voir pour le recrutement collégial et c’est tombé à l’eau. C’est extrêmement frustrant d’avoir des attentes et de voir tout foutre le camps. Je trouve ça difficile de garder ma motivation pour aller à l’école et je dois dire que j’ai regardé un court instant la possibilité de tout arrêter. Je sais que je ne suis pas le seul et je connais des gens qui trouvent cela encore plus difficile que moi sans sport»

Même si l’ambiance générale n’est pas mauvaise, le jeune homme de 16 ans trouve qu’il y a un côté restreignant à l’école en zone rouge. «Le climat n’est pas lourd, je ne trouve pas que ça parait tant que ça de façon générale. Ce qui est difficile, c’est de ne pas voir tes amis. Socialiser est une partie importante de l’école et là on ne peut même pas faire ça. C’est difficile à expliquer, mais je me sens un peu comme dans une cage. C’est exactement ça le sentiment», affirme le receveur de passe de l’Arsenal.

Ramener le sport

Si au moins l’adolescent avait une chance de dépenser son énergie à l’école, les choses seraient probablement plus faciles.

«Je sens que j’ai trop d’énergie et que ça prend mon sport d’équipe pour me dépenser, mais c’est interdit. Je comprends ce que le gouvernement essaie de faire, mais je crois qu’ils en font un peu trop. J’aimerais ça que le gouvernement remettre les activités parascolaires pour les élèves. On est discipliné et on pourrait même garder les masques.»

Questionné à savoir comment il trouve l’expérience scolaire actuellement, il avait ceci à répondre. «C’est difficile pour les gens d’imaginer comment cela se passe, c’est une expérience que jamais je n’aurais pensé vivre. C’est quasiment une prison, c’est poche.»

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