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17:05 6 octobre 2020 | mise à jour le: 6 octobre 2020 à 17:51 temps de lecture: 2 minutes

La Santé publique requiert l’aide de la population pour les enquêtes épidémiologiques

La Santé publique requiert l’aide de la population pour les enquêtes épidémiologiques
Les délais d'attente sont raisonnables pour une réponse à un test de dépistage selon André Dontigny. (Photo tirée de la page Facebook du CIUSSS de la Capitale-Nationale)

COVID-19. Visiblement débordée alors qu’elle effectue actuellement plus de 200 enquêtes épidémiologiques simultanément, la Santé publique de la Capitale-Nationale demande à la population de lui donner un coup de pouce pour regrouper l’information nécessaire.

«Nous invitons les cas positifs à jouer un rôle plus actif: nous continuerons de les accompagner et de contacter leurs cas-contacts à risque élevé, mais nous leur demanderons de faire équipe avec la santé publique, entre autres, en joignant leurs cas-contacts à risque modéré», a précisé le directeur de santé publique de la Capitale-Nationale André Dontigny.

Cette aide soudaine demandée à la population survient dans un moment critique de la crise. «Le volume explique notre demande. Nous avons passé de 100 cas il y a un quatre semaines à plus de 1000 par mois présentement. Nous avons embauché 37 personnes pour nous aider, mais nous marchons à pleine capacité. Ce sont des choses qui se font également dans d’autres pays, les gens ont seulement besoin de consulter notre site internet

Bilan élevé

La confirmation de 201 nouveaux cas dans les dernières 24 heures en plus de deux nouveaux décès ne fait rien pour améliorer la situation. Il s’avère encore difficile de voir dans la boule de cristal.

«Il y a fort à parier que les efforts qui sont faits actuellement par la population ne se révèlent pas dans les statistiques avant au moins une semaine. Cependant, je crois que si l’effort collectif est maximal, il est encore possible de freiner la courbe», continue M. Dontigny.

Le patron de la santé publique de la Capitale-nationale refuse d’ailleurs de voir la région comme le seul endroit où la situation est difficile et rappelle qu’il n’y a pas qu’un seul facteur qui explique la hausse des cas.

«Il y a une propagation communautaire et ça se voit ailleurs dans la province. C’est certain qu’un épisode comme le bar Kirouac n’a pas aidé, mais ce sont une multitude de facteurs qui expliquent la situation de la région et non pas un seul.»

 

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