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22:05 31 août 2020 | mise à jour le: 31 août 2020 à 22:05 temps de lecture: 4 minutes

La zone d’innovation, le tramway et le projet Laurentia pour la relance économique de la Ville de Québec

La zone d’innovation, le tramway et le projet Laurentia pour  la relance économique de la Ville de Québec
Un terrain de la future zone d’innovation dans sa phase de décontamination. (Photo Métro Média – Jean Carrier)

COVID-19. Le Port de Québec, l’Université Laval, la Chambre de commerce et d’industrie de Québec et la Ville de Québec étaient réunis pour faire le point sur trois grands projets : la zone d’innovation du Littoral Est, le projet Laurentia et le projet de transport structurant qui selon eux pourraient aider Québec à se sortir du marasme économique engendré par la COVID-19.

«Juste le tramway et le projet Laurentia, c’est plus de quatre milliards de budget et je crois vraiment qu’il y a des jours sombres à l’horizon alors c’est évident que ce sont des projets majeurs qui sont cruciaux pour la relance économique de la région», précise le maire de Québec, Régis Labeaume.

Le fédéral au banc des accusés

Le patron de la ville de Québec était très en verve alors qu’il n’a pas hésité à écorcher le fédéral dans la lenteur à se situer avec le projet de conteneurs en eau profonde.

«J’aimerais vraiment que le gouvernement fédéral arrête de se cacher derrière l’évaluation de l’agence environnementale et dise explicitement où il se situe en rapport avec le projet. L’autre chose qui me dérange énormément avec le projet Laurentia est que Montréal essaie de mettre des bâtons dans les roues au projet. Ce n’est pas normal cet esprit de clocher et de ne pas vouloir le mieux pour la province.»

Mario Girard est resté très calme en mentionnant qu’il ne souhaite pas être en compétition avec le Port de Montréal. (Photo Métro Média – Jean Carrier)

Une vieille rivalité

Le maire en a rajouté une couche alors qu’il a mentionné vraiment s’en faire pour l’avenir du projet Laurentia au détriment de celui du projet de Contrecoeur du port de Montréal. «La PDG du port de Montréal, Sylvie Vachon, préside le comité transport au gouvernement fédéral et elle travaille contre le projet de Québec depuis le début. Ça m’inquiète, car on ne voit pas comment le projet Laurentia sera favorisé, au contraire il va en manger une maudite.»

Mario Girard, PDG du Port de Québec, a montré plus de diplomatie, même s’il s’expliquait mal pourquoi Montréal tenait tant à s’opposer au projet de Québec. «Ce sont deux projets qui ne se font pas de concurrence, car ils ne visent pas le même marché. Le nôtre permet d’accueillir des navires plus gros qui ne peuvent aller à Montréal en raison de la profondeur de l’eau. Nous avons vu jusqu’à maintenant une belle ouverture du palier provincial, mais nous aimerions sentir également la présence d’Ottawa derrière notre projet», termine le dirigeant.

Le projet Laurentia d’un montant de 775M$ est financé principalement par deux investisseurs privés alors que 23% (180M$) du projet serait financé par les deux paliers de gouvernement. Il est en attente de l’évaluation de l’Agence fédérale d’évaluation environnementale qui devrait sortir le rapport public au mois d’octobre. Si tout va bien, les travaux pourraient commencer au début de 2021.

Zone d’innovation

La zone d’innovation du Littoral Est, qui regroupera en 2035 quatre pôles de secteurs économiques avec la mobilité, la santé durable, les technologies propres urbaines et le milieu de vie connecté, vient de franchir une première étape avec les quatre premiers lots de terrains qui seront en vente à l’automne.

Les terrains situés entre les quartiers Maizerets et du Vieux-Moulin doivent achever la phase de décontamination d’abord. Puis, à l’automne 2021, ce sera au tour du dépôt à neige d’Estimauville de subir le même sort.

L’Université Laval est un partenaire important du projet. «L’éducation et la science sont des piliers importants pour avancer et notre institution contribuera à former les ressources humaines nécessaires pour mener à bien ce projet. On dit que de nos jours il est impossible de mener des projets de grande envergure, mais il faut simplement les faire différemment en collaborant», mentionne la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours.

La zone d’innovation Littoral Est représente des investissements publics de 9,7G$ menant à une valeur foncière avoisinant les 12,5G$ en 2035.

Pour en savoir plus sur les trois grands projets, consulter le site web de la Ville de Québec.

Sophie D’Amours croit que la collaboration est l’ingrédient essentiel pour la réussite de ces trois projets. (Photo Métro Média – Jean Carrier)

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