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14:13 15 juin 2020 | mise à jour le: 15 juin 2020 à 16:51 temps de lecture: 3 minutes

Création d’un groupe d’action contre le racisme

Création d’un groupe d’action contre le racisme
(Capture d'écran – Société Radio-Canada)

SOCIÉTÉ. En raison de l’important débat qui fait rage présentement partout dans le monde sur les inégalités raciales, le gouvernement québécois met sur pied un groupe d’action contre le racisme. Le premier ministre François Legault a confié le mandat au groupe de produire des recommandations dès l’automne.

«Il y a plusieurs secteurs qui sont visés, dont la sécurité publique, la justice, l’emploi et le logement. Je veux qu’il y ait des changements pour lutter contre le racisme rapidement dans ces secteurs. Le groupe n’est pas là pour faire le procès des Québécois et il va travailler en prenant en considération que la majorité des Québécois ne sont pas racistes, mais qu’il y a définitivement du racisme au Québec», affirme François Legault en prenant soin de souligner qu’il n’y a pas de racisme systémique au Québec selon sa perspective tout en mentionnant qu’il y a plusieurs définitions différentes du mot.

Le groupe qui comprend sept personnes, dont la présence de trois ministres entend s’attaquer en priorité au profilage racial par les forces de l’ordre et à l’amélioration de la situation de l’emploi chez certaines minorités visibles, dont les autochtones.

Trop de temps

Le dirigeant québécois a également réitéré l’importance d’agir rapidement dans les projets d’infrastructure au Québec. «Ce n’est pas normal qu’un projet comme bâtir un hôpital prend des années à avoir une évaluation environnementale. C’est la même chose pour les projets routiers ou le transport collectif. Je veux qu’on respecte l’environnement, mais nous devons améliorer les échéances. Il va falloir se reparler avec tous les acteurs qui participent à ces projets au Québec.»

Une victoire et une défaite

Le patron de la province a aussi fait un bilan de la crise du coronavirus. «Il y a une défaite importante avec la situation dans les CHSLD et plus de 4500 décès dans ces endroits. Nous avons le devoir de corriger le tir pour la suite des choses. La victoire consiste en rapport avec le reste de la population qui a été très peu affectée par le virus. Il faut donner beaucoup de crédit aux Québécois qui ont respecté les consignes de la Sécurité publique.»

Tableau des cas de la COVID-19 dans la région de la Capitale-Nationale. (Tableau gracieuseté)

 

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Commentaires 2

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  • Gilles Pelletier

    Avant de créer un groupe contre le racisme, voyons-donc ce qui se fait dans tout notre système d’éducation y compris l’Université pour éduquer les clientèles à enrayer toute forme d’intimidation dans un premier temps et toute forme d’exclusion basée sur ce que l’on appelle « différence raciale » alors qu’il n’existe qu’une seule race humaine ayant ses couleurs et qui ne devraient en aucun moment les discriminer. C’est à cela qu’il faut s’attarder et préparer tout de suite la et les nouvelles générations.
    Pour le moment pourquoi ne pas embaucher nos citoyens faisant partie de la minorité pour qu’ils obtiennent des postes dans la sphère publique afin qu’ils soient bien représentés?

  • Denis Beaulé

    Alors donc, enfin, c’en serait décidé, résolument, on va s’attaquer au racisme? Ou aux racistes? Comment, combien? Là sont les questions.

    Voilà un premier ministre, d’une nation distincte, s’avérant réticent à reconnaître soit l’ampleur ou la qualité du racisme ayant cours en son territoire. Ce différemment de partout alentour. «Au-dessus» (PM canadien), de chaque côté (PMs ontarien et brunswickois), ainsi qu’au coeur même de la Grande Cité, où se trouverait du racisme dit systémique.

    Le premier ministre répète que tel désaccord n’y change rien. Qu’on va s’y attaquer concrètement au problème, le racisme, l’un des grands maux sociaux de l’heure, plutôt qu’aux mots. Mais si cela en faisait une différence? Si, ainsi, on ne s’attaquait pas à la « bonne » gent, à la bonne chose? Car…

    On se rappelle, n’est-ce pas, qu’au terme d’une profonde analyse-évaluation, le pdg du plus vaste CIUSSS a conclu qu’il n’y avait personne à blâmer, personnellement, en l’affaire de la petite martyrisée de Granby, mais seulement tout un système qui avait failli. Et si c’était la même chose eu égard au racisme? Si c’était le système, justement, le (principal) « coupable » ou responsable, plutôt que des personnes? Est-ce qu’alors, en refusant de reconnaître la véritable (toute première) cause du racisme et à la « traiter », elle, d’abord, prédominamment, on ne se vouerait pas à passer à côté et, partant, à (risquer d’)échouer?

    Il n’est pas indifférent, lorsqu’on s’emploie à remédier à quelque chose, d’oeuvrer à remédier à la bonne chose. C’est-à-dire, à la bonne cause, donc, de ce qui « fait défaut », du problème.

    Car cela fait une différence, et toute une, si c’est le système qui s’avère mal conçu, plutôt — (ou plus en tout cas) — que des agent.e.s en son sein qui se comporteraient erratiquement ou incongrument.

    Advenant, en effet, que ce soit, effectivement, le système, en soi, qui cause, le plus, problème; alors, là, LA Solution pourrait être de réaffecter d’abord maintes et maintes des allocations de ressources (matérielles, humaines, financières), à PLUS de services sociaux et, corollairement, à MOINS de police…

    Peut-être y a-t-il un point aveugle qu’on ne… verrait pas? Comme l’an passé? Il y a un an exactement, en effet, a été passée une loi, avec la bénédiction du plus grand nombre, ayant pour effet de priver sur-le-champ davantage encore d’enfants de davantage encore d’enseignantes, là même où il en manquait déjà dramatiquement, au public. « On » a refusé de voir cela ou on a été incapables de le voir. Ne serait-ce donc pas, à nouveau, la même inaptitude ou non-disposition à voir ce qu’il faudrait voir, qui pourrait retarder, encore, l’avènement de plus de justicéquité, sociale et «raciale», chez nous, entre nous ?