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10:54 6 décembre 2018

Un hiver rude et tenace à prévoir

Après un automne mémorable côté chutes de neige et températures, un froid polaire dominera l’hiver. (Photo Métro Média Archives)

CLIMAT.  À l’image de notre automne hivernal, il faudra s’attendre à des températures particulièrement froides pour l’hiver. En revanche, les précipitations et le tapis neigeux devraient ressembler à ce qui est habituellement attendu.

Comme l’annonce Bertin Ossonon, météorologue chez Météo Média, c’est le froid qui va dominer la saison à venir. Un froid qui va s’accrocher et qui pourrait même s’étirer jusqu’au printemps.

Cet hiver plus froid s’explique principalement par deux phénomènes, d’abord un El Niño plus fort indique généralement un hiver plus doux, ce qui ne sera pas le cas au Québec. Le second phénomène qui explique ce froid est le Blob, un mot anglais pour dire tache. Il s’agit en fait d’une tache d’eau chaude qui se forme au nord du Pacifique et qui réchauffe la masse d’air au niveau régional. Le Blob a modifié les températures dans l’hémisphère Nord, laissant l’ouest du continent sous une chaleur historique tandis que le froid polaire a été aspiré vers les secteurs plus au sud. C’est ce qui provoque l’automne froid dans la région de la Capitale-Nationale et le prochain hiver rude. Malgré un redoux éventuel en janvier, les températures glaciales pourraient perdurer au-delà de la saison.

Précipitations

Dans les trois mois d’hiver, entre décembre et février, ce sont des accumulations de neige d’environ deux mètres qui sont attendues et qui se maintiennent dans les normales. «La saison hivernale se prolongeant souvent jusqu’en avril, il faudra cependant compter environ trois mètres pour tout l’hiver», prédit M. Ossonon. Il n’y aura donc pas plus de tempêtes qu’à l’habitude.

Pour ceux qui se souviennent de l’année 1994-1995, le météorologue parle d’une année analogue. «La configuration se ressemble», fait valoir M. Ossonon.

Des records automnaux difficiles à prévoir

Alors que les météorologues avaient prévu un automne plutôt typique et que pourtant, plusieurs records de froid ont été enregistrés dans la région, M. Ossonon attribue les erreurs de prévisions au phénomène du Blob. «Personne n’avait vu ça venir [l’hiver précoce], on a tous été estomaqué», admet M. Ossonon. Le Blob a amené le vortex polaire au Québec qui a compensé dans l’atmosphère les chaudes températures de l’ouest.

Perrine Gruson


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