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14:55 8 décembre 2016

Québec veut vendre la vapeur de l’incinérateur à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus

ENVIRONNEMENT. L’Hôpital de l’Enfant-Jésus pourrait être le premier hôpital carboneutre au Québec. La Ville de Québec a annoncé ce matin qu’elle évalue la faisabilité de vendre la vapeur excédentaire produite par l’incinérateur au centre hospitalier pour l’électricité, le chauffage et l’air climatisé.

(Photo TC Media – Archives)

Ce projet pourrait permettre de répondre aux besoins énergétiques du bâtiment actuel de l’Hôpital  de l’Enfant-Jésus, mais aussi pour le nouveau projet qui, rappelons-le, se bâtit par phases. La première phase sera disponible en 2019 et  la construction se poursuivra jusqu’en 2024. «Au fur et à mesure on va augmenter le transfert de vapeur», a expliqué le maire Régis Labeaume.

Ce projet est inscrit au PTI 2017-2019. La Ville va y mettre un montant de 300 000$ cette année.  Un montant de 600 000$ a toutefois été inscrit au PTI 2017-2019, un excédent qui pourrait être disponible en cas de besoin. Le maire Labeaume a également mentionné que d’autres subventions pourraient être disponibles pour le projet.

La construction du parcours de deux kilomètres entre l’incinérateur et l’hôpital de l’Enfant Jésus représenterait un investissement d’environ 15M$. «On va tout voir ça, ça dépend des subventions», a répondu le maire Labeaume, questionné à propos du financement de cette construction.

Toutefois même si la Ville assumait totalement le coût du projet, ce serait tout de même un projet rentable, a affirmé Jonatan Julien, le vice-président du comité exécutif. Le projet serait «gagnant pour la Ville, pour l’Hôpital de l’Enfant-Jésus et pour l’environnement».

Ce projet de valorisation de la vapeur de l’incinérateur de déchets permettrait de diminuer de 12 000 tonnes l’empreinte écologique de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus, soit l’équivalent de 6000 voitures. Ce qui représenterait également une économie de 1,2M$ par année pour le CHU de Québec-Université Laval, en plus de créer un revenu pour la Ville.

Ce projet unique au Canada est une piste de solution pour valoriser les déchets  tout en respectant la politique québécoise de gestion des matières résiduelles a expliqué le membre du comité exécutif responsable du développement durable, Steeve Verret.

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