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21:58 1 décembre 2016

Un gel et une baisse de taxes en 2017 à Québec

MUNICIPAL. Pour que les propriétaires d’immeubles résidentiels de la Ville de Québec profitent du gel de taxes promis en janvier dernier, l’administration Labeaume se privera en 2017 des 2% d’inflation annuelle et décide d’assumer en plus les 3,9M$ issus de la dette des anciennes villes.

L’exercice porte à 15,9M$ le montant qui ne figurera pas au budget de la Ville en 2017. Les sacrifices se font du côté de l’administration, a dit le maire, en mentionnant les efforts pour rationaliser les opérations de la Ville.

Calcul

La Ville de Québec redonne en fait un trop-perçu de taxes causé par les prédictions annuelles de l’inflation. On dit en revanche s’être rendu compte que geler les taxes ne suffirait pas pour donner congé d’augmentation aux citoyens. « Un gel donnait des augmentations, alors on ne livrait pas la marchandise », a commenté le maire Régis Labeaume.

Même si la taxe n’augmentait pas en 2017, le compteur du remboursement de la dette des anciennes villes, lui, aurait continué de tourner, ce qui fait que certains secteurs auraient vu leur compte grimper partout, sauf dans quatre secteurs. La Ville s’engage aujourd’hui à assumer le montant équivalent au remboursement de cette dette, soit 3,9M$. Le paiement et donc la taxation des anciennes dettes sont une obligation pour les villes, explique Régis Labeaume.

Au final, le calcul se traduit par un ajustement de -24$ sur le compte de taxes de tous les secteurs, ce qui donne un bilan nul dans deux secteurs de la Ville et des diminutions allant jusqu’à 1,2% ailleurs. La baisse de taxes globale se chiffre donc à 0,66% pour l’ensemble du territoire.

Trop tard, dit l’opposition

Pour le chef de l’opposition officielle à la Ville de Québec, Paul Shoiry, ce gel de taxes était réclamé depuis longtemps et aurait pu être mis en vigueur bien avant. L’annonce en année préélectorale ne fait selon lui pas de doute sur le capital politique que veut se faire le maire.

Régis Labeaume s’en défend, plaidant que la campagne électorale se fera sous fond de hausse de taxes à hauteur de l’inflation.

Québec, moins taxée et moins endettée, dit Labeaume

Québec doit présenter son budget 2017 le lundi 5 décembre. Le maire Labeaume dit présenter une ville aux finances saines.

À ceux qui estiment que Québec taxe plus que les autres villes de sa taille, Régis Labeaume brandit le comparatif de la hausse cumulative des taxes résidentielles. De 2008 à 2016, l’augmentation cumulative a été de 17,45%, ce qui fait dire au maire que les citoyens ont été taxés 37,71% moins que dans les autres grandes villes du Québec, comme Montréal, Sherbrooke ou Saguenay.

Il est aussi faux de dire que Québec est plus endettée que ses semblables, soutient le maire. La richesse de la Ville tient compte de la valeur immobilière et celle-ci a augmenté de 60% depuis 2008, a fait valoir Régis Labeaume.

Harmonisation et dette des anciennes villes

L’exercice du gel des taxes est en phase avec le processus d’harmonisation de la dette, selon lequel les maisons de même valeur devront être taxées équitablement peu importe où elles sont situées sur le territoire d’ici 2022, précise par ailleurs la Ville de Québec.

Il ne s’agit donc pas de faire un « cadeau » à un secteur ou un autre, mais plutôt de ramener la taxation à un montant équitable, selon les disparités existantes.

Lorsque ce dossier sera réglé après 2022, il ne restera que la dette des anciennes villes pour faire varier les taxes d’un secteur à l’autre, a résumé le maire.

Variation du compte de taxes par secteurs pour 2017 (pour une maison de 283 000$) :

-Vanier : 0$

-Sillery : -10$;

-Lac-Saint-Charles : 0$;

-Charlesbourg : -11$;

-Saint-Émile : -9$;

-Beauport : -13$;

-Sainte-Foy : -3$;

-Ex-Québec : -36$;

-Cap-Rouge : -35$;

-Loretteville : -35$;

-Val-Bélair : -17$.

TC Media

Monica Lalancette


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