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21:37 6 août 2016

Fêtes de la Nouvelle-France: Se battre à la manière des mousquetaires

FÊTES DE LA NOUVELLE-FRANCE. S’il y a eu des mousquetaires en Nouvelle-France, ils ressemblaient probablement aux combattants incarnés par Pierre-Luc Lavallée et sa bande de la Garde du Lys. Pour les festivaliers des Fêtes de la Nouvelle-France, ces amateurs d’escrime reconstituent une tranche d’histoire sur laquelle plane encore un certain mystère.

S’il y a eu des mousquetaires en Nouvelle-France, ils ressemblaient probablement aux combattants incarnés par Pierre-Luc Lavallée et sa bande de la Garde du Lys. (Photo TC Media – Monica Lalancette)

Posture, pas de base et déplacements: les combattants de la Garde du Lys maîtrisent et transmettent l’art de l’escrime ancestrale. Pour présenter leurs ateliers de festival en festival, les adeptes de la Confrérie des Mousquetaires de Terrebonne expliquent avoir fouillé de nombreux documents historiques datés de 1580 à 1820.

Leurs recherches leur ont appris que 24 hommes assuraient la garde rapprochée d’Alexandre de Prouville, marquis de Tracy et lieutenant-gouverneur général de la Nouvelle-France. Par-dessus leurs vêtements, la casaque, une large cape aux couleurs du roi de France, dissimulait leurs armes et amplifiait la largeur de leur corps, de sorte à confondre l’assaillant, explique Pierre-Luc Lavallée.

Ils pouvaient être munis d’épées et de pistolets, mais en Nouvelle-France, une autre arme avait la cote: «Quand les Français sont arrivés, on s’entend que c’était des arbres, une forêt; c’était immense. Souvent ce qui arrivait, c’est que les soldats troquaient leur épée pour la hache!», raconte M. Lavallée, selon qui peu de combats auraient cependant été livrés. «Quand ils sont arrivés sur les terres, ils ont tout rasé les champs, les ont brûlés, détruit les bâtisses, récupéré les armes, récupéré les outillages et sont repartis».

Le fait qu’ils aient quitté la Nouvelle-France avec le marquis laisse croire qu’ils étaient plus que de simples soldats, indique Charles Mamano, puisque le régiment de Carignan-Salière, lui, est resté. Est-ce à dire que des mousquetaires ont foulé la Nouvelle-France? «On ne peut pas dire que c’était des mousquetaires, mais on ne peut pas dire que ça n’en était pas non plus!», conclut Pierre-Luc Lavallée.

Avec des méthodes de combat comme les leurs, nul doute qu’ils faisaient en revanche partie d’une élite, assurent les membres de la Garde du Lys, qui invitent les visiteurs des Fêtes de la Nouvelle-France sur leur champ de bataille au parc de l’artillerie.

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Québec Hebdo

Monica Lalancette


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