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18:35 31 octobre 2016

Expulsé de son école, un élève de 1re année attend sa nouvelle classe depuis un mois

ÉDUCATION. Des parents se sentent laissés à eux-mêmes depuis l’expulsion de leur fils de son école de l’arrondissement de la Haute-Saint-Charles. Les informations sur le moment où il pourra intégrer sa nouvelle classe arrivent au compte-gouttes, dénonce Alex Julien-Boulé, pendant que son fils est confiné à six heures par semaine d’enseignement à la maison.

Après avoir vu les mémos de mauvaise conduite à l’école se multiplier et reçu de nombreux appels de la direction, Alex Julien-Boulé raconte avoir appris l’expulsion de son garçon le 3 octobre dernier. «On nous a dit: “On ne peut pas scolariser votre enfant ici, on n’a pas les ressources”», rapporte la maman.

Depuis la rentrée, Mme Julien-Boulé recevait des messages à savoir que son fils avait des comportements dérangeants, voire violents à l’école. Après avoir consulté un médecin sur la possibilité qu’il soit atteint d’un trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), à la demande de l’école, la mère s’attendait à être rencontrée pour

élaborer un «plan d’intervention». Mais c’est plutôt l’avis d’expulsion qu’elle dit avoir reçu, après une nouvelle série de rapports pour mauvaise conduite.

Pourtant, avant l’entrée en 1re année, Alex Julien-Boulé assure n’avoir jamais été appelée par la direction de l’ancienne école que fréquentait son enfant pour des comportements dérangeants. «Ce n’était pas parfait, mais ce n’était pas imparfait non plus», commente-t-elle. «Ce n’est jamais allé à l’extrême comme cette année.»

Attente

Pour mieux répondre aux besoins du garçon, une place dans une autre école a été proposée à la famille début octobre, mais depuis, les informations ne cessent de changer, selon les parents. Une première rencontre avec la direction de la nouvelle école a été annulée sans être remise, raconte Alex Julien-Boulé. Sans nouvelle, elle raconte s’être présentée au bureau de la Commission scolaire de la Capitale où on a accepté de la recevoir à l’improviste avec le père du petit.

Or, les délais de deux à trois semaines qu’on leur avait d’abord indiqués se sont allongés pour s’étirer jusqu’à la 3e semaine de novembre, en raison d’un «changement de personnel dans sa future classe», déclare la mère, exaspérée. «Si on compte en date d’aujourd’hui, ça fait quatre semaines que [mon fils] ne va pas à l’école temps plein et là, on va tomber à presque huit semaines.»

Pour Alex Julien-Boulé, c’est sa scolarité «qui en prend un coup». Les quatre heures d’enseignement à la maison qu’il recevait chaque semaine ont récemment été bonifiées à six heures, mais «c’est loin d’être à temps plein», plaide la mère qui lance un cri d’alarme dans l’espoir d’accélérer le processus. Une augmentation à 10 heures par semaine a été proposée, mais elle dit être sans nouvelle, encore une fois.

Réaction de la Commission scolaire de la Capitale

À la Commission scolaire de la Capitale, on confirme d’abord travailler à «aller chercher le 10 heures par semaine» d’enseignement à la maison.

Dans un cas «particulier» comme celui-ci, la relationniste Marie-Élaine Dion explique qu’«il devient plus difficile d’avoir des solutions instantanées». «Ce n’est pas parce qu’on a une situation particulière qu’on doit dérégler tout un environnement. Le tout doit se passer dans le meilleur intérêt de l’élève et des autres enfants», plaide-t-elle.

Préférant ne pas trop s’avancer sur le dossier, Mme Dion assure que les parents seront prochainement rencontrés par la Commission scolaire. «Rendu là, je pense qu’il faut qu’on se parle et rétablir ce lien-là avec les parents. Ce qu’on va faire c’est de trouver des solutions», conclut-elle.

Une situation du genre n’est pas fréquente, déclare la Commission scolaire de la Capitale, qui fait valoir que chaque processus de transfert est différent

TC Media

Monica Lalancette


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