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00:09 22 octobre 2016

Agressions à l’Université Laval: onde de choc dans les universités

SÉCURITÉ. L’Université Laval n’est pas la seule à renforcer ses mesures de sécurité dans ses résidences à la suite des allégations d’entrées par effraction et d’agressions sexuelle survenues dans la nuit du 14 au 15 octobre. Plusieurs universités ont également rappelé les règles de sécurité à leurs étudiants.

Les mesures de sécurité ont été augmentées à l’Université Laval. Chaque accès est désormais verrouillé 24 heures sur 24 plutôt que seulement la nuit.

(Photo TC Media – Archives)

L’Université Laval vient de renforcer la sécurité dans ses quatre résidences. Auparavant barrés que la nuit, tous les accès, principaux, secondaires où par tunnel, sont désormais verrouillés à toute heure du jour. Un agent de sécurité sera en permanence à l’entrée du pavillon Alphonse-Marie-Parent pour permettre aux non-résidents d’accéder aux services situés dans ce pavillon.

La nuit des événements, plusieurs suspects se seraient introduits dans une quinzaine de chambres dont la porte était déverrouillée des résidences de l’Université Laval. Au moins quatre actes agressions seraient de nature sexuelle.

Réflexion à l’UQAM

Le personnel de l’Université de Québec à Montréal (UQAM) a entamé une vaste réflexion après les événements survenus il y a près d’une semaine. «Ça nous a amenés à nous questionner sur nos façons de faire», avoue la porte-parole de l’UQAM, Jennifer Desrochers. Elle ajoute que pour l’instant, tous les scénarios pour renforcer la sécurité dans les résidences sont sur la table et seront évalués.

À ce jour, les portes des deux résidences de l’université sont verrouillées la nuit de 23h à 8h, mais ouvertes en journée. Si un étudiant veut entrer en pleine nuit, il doit utiliser sa carte d’accès, explique Mme Desrochers. Les portes de chaque appartement se barrent également automatiquement, les étudiants devant utiliser leur clé pour ouvrir.

Chaque mi-session, l’UQAM rappelle également à ses étudiants les consignes de sécurité, un exercice qui a été fait au cours de la semaine «On s’est assuré que tout le monde comprenait la structure de communications en place advenant un incident», conclut Mme Desrochers.

Déjà un système d’interphone à l’UQO

Du côté de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), on s’est assuré que le système de sécurité en place était toujours effectif, rapporte le porte-parole Gilles Mailloux. «On avait déjà un système d’interphone en bas à l’entrée où vous devez appuyer sur un bouton pour parler et entrer, explique-t-il. On a vérifié que tout fonctionnait.» Un message a été envoyé aux étudiants rappelant l’importance de ne pas faire monter n’importe qui à sa chambre, ajoute-t-il.

L’UQO a elle aussi connu son lot de controverse en début septembre, alors que des activités organisées par la délégation des Jeux de la communication de l’Université du Québec en Outaouais avaient été décriées. Les participants devaient marquer des points en relevant certains défis, comme prendre des seins en photo ou embrasser une fille. Le porte-parole de l’université assure que plusieurs campagnes de sensibilisation ont été mises en place après les incidents.

À l’Université de Montréal, les étudiants possèdent une carte à puce pour déverrouiller les portes d’entrée des résidences. Un agent ressource le soir et un agent de sécurité la nuit est présent. L’institution met également en place certaines règles de sécurité, comme ne pas laisser entrer des personnes qui ne sont pas munies de leur carte d’accès dans les bâtiments. «Nous avons réitéré ces messages de sécurité lundi après-midi à tous les résidents», a fait savoir l’attachée de presse de l’université, Julie Gazaille.

Québec Hebdo

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