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12:27 4 juin 2016

Simplifier la vie des proches aidants et parents d’enfants à besoins particuliers

INNOVATION.Sur des groupes de soutien sur Facebook pour les parents d’enfants aux prises avec un handicap, Stéphanie Leclerc et Audrey Rouleau ont découvert le «chariot de Caroline» (Caroline’s Cart), un chariot conçu aux États-Unis qui simplifie aujourd’hui grandement leur vie.

Le «chariot de Caroline», est un panier qui permet d’asseoir une personne à mobilité réduite ou simplement un enfant aux prises avec un handicap qui demande plus de surveillance. Il permet d’asseoir quelqu’un entre 35 et 250 livres, et ce, face à la personne qui conduit le chariot.

«Zachary est face à nous dans le chariot, il est donc plus facile à surveiller», explique Audrey Rouleau. Son fils de 12 ans est atteint du syndrome d’Angelman. Il a des traits qui peuvent s’apparenter à l’autisme et il n’a aucune conscience du danger. «La communication avec lui se fait au niveau des yeux et des mains, le chariot permet d’avoir une meilleure communication avec mon fils, surtout quand on fait des achats pour lui», ajoute-t-elle.

Audrey et Stéphanie ont, chacun de leur côté, entamé des démarches pour obtenir ces fameux chariots dans les magasins Walmart de leurs arrondissements respectifs. Le premier Walmart au Québec à offrir le service a été celui de Duplessis, Beauport a ensuite emboité le pas, et depuis décembre, la succursale de Lebourgneuf a mis deux «chariots de Caroline» à la disposition de ses usagers.

La compagnie qui est en charge de la distribution de ces paniers au Canada, Cari-All, a confirmé qu’il y a actuellement six «chariots de Caroline» au Québec et un total de 366 a travers le Canada. Huit commerces au Québec, des Loblaws et des Métro entre autres, ont émis leur commande et attendent de recevoir leurs chariots.

Les deux mamans souhaitent que les parents d’enfants souffrant d’un handicap se mobilisent et montrent aux commerçants qu’il y a véritablement un besoin à combler avec ces chariots. «L’idéal serait qu’il y en ait partout où il y a des chariots traditionnels», expliquent-elles. Elles ont fait des démarches auprès de nombreux commerçants, mais la réponse est presque toujours négative, quand réponse il y a.

Selon Stéphanie Leclerc et Audrey Rouleau, plus des commerçants offriront le service, et moins les familles avec des enfants aux besoins particuliers auront à lutter contre l’isolement. «On devait toujours êtres deux pour faire les commissions parce qu’il fallait quelqu’un pour pousser le fauteuil de Zachary et quelqu’un pour pousser le panier», explique Audrey. Pour Stéphanie, quelque chose d’aussi anodin que de faire l’épicerie demande énormément d’organisation. Sa fille, Sarah, âgée de 6 ans, souffre du syndrome Phelan-McDermid.

Ces paniers coûtent 865$, selon le directeur des ventes de Cari-All, Chris Rowe, mais selon les deux maman, l’investissement en vaut vraiment la chandelle, car les parents d’enfants aux besoins particuliers ou les proches aidants vont se tourner vers ces commerces quand ils auront besoin de faire des achats.

Stéphanie Leclerc et Audrey Rouleau ont ouvert une page Facebook, Caroline’s Cart au Québec, pour faire connaître le concept et inviter le gens à faire des demandes dans leurs commerces favoris.

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