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21:05 6 juillet 2016

Plusieurs reproches du syndicat en marge des négociations à La Roseraie

CONFLIT. Depuis le 15 juin, les négociations de la convention collective des employés du centre d’hébergement privé La Roseraie, situé au 825, rue Arthur-Rousseau font objet d’une dispute. Selon le syndicat, ses membres «subissent des représailles de la part de l’employeur», le Réseau Sélection.

Parmi ces «représailles», le syndicat identifie premièrement les changements faits à la distribution de crème glacée aux résidents. Selon lui, les patrons auraient mentionné aux résidents que ce changement d’horaire était en raison de la grève.

Toutefois, les employés mentionnent qu’il n’en est rien. «Ils mentionnent que c’est en raison de la grève. Ils veulent faire porter le chapeau aux employés. Ça peut sembler banal, mais c’est un non-sens de mettre ça sur la faute des employés, parce qu’ils sont en mesure de poursuivre la distribution malgré la grève», affirme Ann Gingras, présidente du Conseil central de Chaudière-Appalaches de la CSN.

Selon elle, la coupe d’arbres adultes et «sans maladie aucune», qui a récemment eu lieu sur le terrain de la résidence et un autre geste pour nuire aux grévistes. «On est arrivé une journée et ils coupaient les arbres autour du cabanon des grévistes. On veut encore faire porter le chapeau aux personnes qui sont en grève.»

«Rien à voir avec la grève»

Au Réseau Sélection, on est d’avis que ces deux reproches n’ont rien à voir avec le conflit de travail actuel. «Les travaux de coupe d’arbres étaient prévus depuis au moins un an. Ça faisait environ six mois que les arbres à couper avaient été identifiés», explique Mireille Larouche, directrice principale – Talent et Culture au Réseau Sélection.

Au sujet de la crème glacée, elle offre la même réponse que pour la coupe des arbres. «Ça n’a rien à voir avec la grève. Le service est encore offert, mais plutôt l’après-midi, au lieu de lors du repas du midi.»

Une vision différente du processus de négociation

Invités à commenter l’état des négociations, les deux parties n’ont pas semblé avoir la même appréciation du déroulement des choses. «C’est très tendu en ce moment. On ne demande pas la lune. On demande 50 cents de plus par année sur trois ans (1,50$ au total). La convention est échue depuis un an. On demande aussi des formations, les employés sont tannés des conditions pour eux-mêmes et pour les résidents», explique Ann Gingras.

Du côté de Réseau Sélection, on semble plutôt sûr d’en venir à une entente prochainement. «Les discussions sont toujours empreintes de respect et bonne foi des deux parties. Les deux côtés veulent clairement en arriver à une entente», dit Mireille Larouche.

Au niveau des formations, la directrice confirme qu’il en a été question aux tables de négociations et que plusieurs formations obligatoires sont déjà offertes aux employés du Réseau Sélection.

Québec Hebdo

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