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01:55 24 novembre 2016 | mise à jour le: 24 novembre 2016 à 01:55 temps de lecture: 2 minutes

Raif Badawi: Amnistie internationale sollicite Justin Trudeau

VIGILE. Le boulevard Charest était le théâtre, mercredi soir, d’une vigile en soutien à Raif Badawi et aux autres prisonniers d’opinion. La directrice générale d’Amnistie internationale, Béatrice Vaugrante, était présente à la veille de la 100e vigile pour soutenir le blogueur emprisonné en Arabie-Saoudite depuis 2012.

La vigile a réuni une trentaine de personnes qui ont brandi une banderole à l’effigie d’Amnistie internationale, scandant «Libérez Raif». À l’occasion, des automobilistes faisaient entendre leur klaxon en guise d’approbation au mouvement.

Atteindre un nombre aussi élevé de rassemblement ne vient pas sans un sentiment paradoxal. Satisfaite que la population continue de se mobiliser à la cause, mais inquiète et triste que le dossier n’aboutisse pas à un dénouement heureux.

Accusé d’apostasie et d’insulte à l’islam, il a été condamné à 1 000 coups de fouet. En janvier 2015, il a reçu une série de 50 coups. Le nombre s’est depuis arrêté là, puisque le médecin de la prison dans laquelle il doit purger dix années est intervenu, jugeant son état de santé trop grave pour que la punition se poursuive.

Lors d’une entrevue avec le représentant de TC Media Nouvelles, Mme Vaugrante a tenu à s’adresser directement à Justin Trudeau, le premier ministre du Canada.

«Il faut lui dire d’intervenir au plus haut niveau. Nous reconnaissons l’effort du ministre Stéphane Dion, mais son chef n’en fait pas assez. L’Arabie-Saoudite est un partenaire important dans l’économie et dans la lutte contre le terrorisme, alors il ne veut pas brusquer les relations», a-t-elle laissé entendre.

La femme de M. Badawi, Ensaf Haidar, et les trois enfants du couple, Nagwa, Tirad et Myriam, sont des résidents permanents du Canada, avec le statut de réfugié. Ils habitent à Sherbrooke, lieu de la vigile de jeudi soir.

«Nous avons accueilli la famille. Maintenant, nous devons la réunir.»

L’organisme et la famille vivent d’espoir. Juridiquement, la Cour suprême doit étudier le dossier depuis maintenant 18 mois. Aux dernières nouvelles, il est «en santé».

«Il ne faut jamais lâcher, c’est notre métier d’y croire», a assuré Mme Vaugrante avec détermination.

Québec Hebdo

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