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20:59 16 novembre 2016 | mise à jour le: 16 novembre 2016 à 20:59 temps de lecture: 3 minutes

Des groupes de défenses des droits des locataires revendiquent une réforme de la Régie du logement

LOGEMENTS. Le Bureau d’animation et information logement (BAIL), a lancé aujourd’hui à Québec la campagne «La régie du logement: assez du deux poids, deux mesures», menée par le Regroupement des comités logement et associations locataires du Québec (RCLALQ). En bref, ils revendiquent une réforme de la régie du logement.

Le BAIL lance sa campagne «La régie du logement: assez du deux poids, deux mesures». (Photo TC Media – Marie-Pascale Fortier)

Le RCLALQ a publié, en 2016, une étude critique sur la Régie du logement, la Régie du logement sous la loupe. Ils estiment, à l’aide de ce document, que la Régie remplit mal ses mandats de base.

Jonathan Carmichael, organisateur communautaire au BAIL, a mené un point de presse devant les bureaux de la Régie du logement cet avant-midi. Il reproche à la Régie du logement de protéger les profits du propriétaire immobilier et de ne pas défendre les droits des locataires, du moins, de ne pas en faire sa priorité.

Il affirme que selon l’étude menée par le RCLALQ, le service d’information est inefficace, «voire même incompétent». «C’est plus en plus difficile d’avoir un humain au téléphone quand on appelle à la Régie du logement», estime M. Carmichael.

Selon le BAIL, seulement 13% des causes à la Régie du logement sont introduites par les locataires. M. Carmichael explique cela par les coûts d’ouverture de dossier de 74$, parfois impossibles à payer pour les gens pauvres. «C’est évident que quand tu es pauvre, ce 74$-là pèse pas mal lourd dans ton budget, pas mal plus que pour la grosse corporation de propriétaires immobiliers, pour qui le prix est le même».

Il dénonce aussi la fermeture des bureaux de la Régie, notamment celui de Lévis qui a fermé l’an passé. Les gens de la Rive-Sud doivent se déplacer jusqu’à Québec, ce qui peut être un casse-tête pour ceux qui utilisent le transport en commun. Il croit également que les préposés de la régie tentent de décourager les gens qui souhaitent entreprendre des recours.

Dans le communiqué émis par le BAIL, il est mentionné que dans les derniers mois, la Vérificatrice générale et la Protectrice du citoyen ont blâmé la situation des délais à la Régie. La semaine dernière, en commission parlementaire, la présidente de la Régie, Anne Morin, tentait d’expliquer les piètres résultats de son institution devant des députés. 

Cette campagne est lancée simultanément à Québec et à Montréal.

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