Actualites
22:00 30 septembre 2016 | mise à jour le: 30 septembre 2016 à 22:00 temps de lecture: 3 minutes

Confusion sur les limites du bassin versant: Pas la première fois, dit l’APEL

DÉVELOPPEMENT. Il ne faut pas remonter bien loin pour trouver un conflit de cartes du bassin versant du lac Saint-Charles semblable à celui qui a forcé le report de la consultation publique pour la construction de 85 maisons à Charlesbourg, si on se fie à l’APEL, l’Association pour la protection de l’environnement du lac Saint-Charles.

«On a déjà eu le même genre de débat en 2010 pour le Boisé de Saint-Émile», rapporte la directrice générale de l’APEL, Mélanie Deslongchamps. Le projet visait alors à inclure le versant nord de la montagne Irma-Levasseur au périmètre d’urbanisation. Les limites du bassin versant et de la prise d’eau de la Ville de Québec s’étaient alors révélées problématiques, rappelle Mme Deslongchamps.

Mardi, la Ville a annoncé le report de la consultation publique qui était prévue le 4 octobre prochain en vue de permettre la construction de 85 résidences unifamiliales et jumelées au nord de la rue George-Muir à Charlesbourg. «Les citoyens du coin nous ont interpellé à savoir que notre carte du secteur n’était pas la même que celle de la Ville de Québec», explique Mélanie Deslongchamps, en précisant que «notre carte, c’est la carte du ministère de l’Environnement du Québec». Québec a donc manifesté son intention d’élucider le mystère, mais il n’a pas été possible de parler au responsable du dossier de l’environnement à l’exécutif, le conseiller Steeve Verret, vendredi, pour savoir où en était le dossier.

Topographie

Identifier clairement les limites du bassin versant du lac Saint-Charles et de la prise d’eau de Québec pose un certain nombre de défis en raison de la topographie du territoire, explique Mélanie Deslongchamps. «Quand on est à Stoneham ou Lac-Beauport, les crêtes des montagnes sont faciles à déterminer, mais quand on arrive dans le bas du bassin versant, c’est plus plat, donc la ligne à déterminer est plus difficile», fait-elle valoir. C’est ce qui fait qu’on a également rencontré la problématique à Val-Bélair, outre Saint-Émile, témoigne la directrice de l’APEL.

Dans le secteur à Charlesbourg visé par le projet de 85 maisons, «on est vraiment en montagne, ce n’est pas plat du tout». Une nuance s’impose tout de même: «À cause de l’autoroute et de l’ensemble des routes, il y a énormément de drainage, énormément de tuyaux. Donc c’est sûr que dans ce secteur-là il y a pu y avoir de la modification de drainage dans le bas de la montagne».

Mélanie Deslongchamps conclut donc qu’il revient à la Communauté métropolitaine et à la Ville de Québec de faire la lumière dans ce dossier.

Ceci pourrait aussi vous intéresser: Boisé Saint-Émile: développement résidentiel reporté

http://www.lactuel.com/Environnement/2010-01-19/article-1183810/Boise-SaintEmile-developpement-residentiel-reporte/1

Québec Hebdo

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *