Actualites
22:18 20 septembre 2016 | mise à jour le: 20 septembre 2016 à 22:18 temps de lecture: 3 minutes

Plus de «taser guns» à Québec

ARMES. Le service de police de la Ville de Québec(SPVQ) procède actuellement à l’expansion du déploiement des armes à impulsion électrique(taser gun). Dès 2017, une centaine d’utilisateurs auront été formés, partout sur le territoire. Auparavant, seulement les sergents patrouille pouvaient en utiliser, maintenant, le SPVQ forme les intervenants de première ligne.

L’événement de lundi, où l’arme à impulsion électrique a été utilisée sur un homme qui devra possiblement faire face à des accusations de tentative de meurtre, a précipité cette annonce du SPVQ.

«L’utilisation du taser a permis d’empêcher que l’arme à feu soit utilisée», explique Pascal Roy, officier-cadre responsable de l’emploi de la force pour la surveillance du territoire. Il explique que cet événement est un exemple flagrant de la raison pour laquelle le SPVQ souhaite que ce soient des agents de première ligne qui utilisent l’arme à impulsion électrique.

Heureusement, un intervenant de première ligne qui participait au projet pilote avait reçu la formation pour utiliser l’arme et en portait une sur lui, au cours de l’intervention policière où l’homme refusait de déposer son couteau.

Expansion

En 2005, seulement les sergents de patrouille avaient reçu la formation pour utiliser les armes à impulsion électrique. Dès la fin 2016, des agents patrouilleurs seront formés pour l’utiliser. Depuis la fin 2015, certains d’entre eux ont déjà été formés, dans le cadre d’un projet pilote.

Le fait que les sergents de patrouille soient les seuls utilisateurs du «taser gun», pouvait augmenter les délais d’intervention, étant donné qu’ils pouvaient se trouver plus loin sur le territoire, explique Pascal Roy. En formant des patrouilleurs, les délais d’intervention sont réduits: «l’arme à impulsion électrique peut être sur les lieux au moment où ça compte», ajoute-t-il.

La formation, d’une durée de 16 heures, est donnée par l’école nationale de police. Ce sont 20 à 25% des policiers sur le terrain qui porteront une arme à impulsion électrique.

Augmenter le nombre d’appareils sur le terrain permet d’empêcher «l’escalade de la violence», explique M. Roy, «on se sert de la peur innée qu’ont les êtres humains de l’électricité». Il y aura 33 appareils dédiés à la surveillance du territoire exclusivement, d’autres sont utilisés par les groupes spécialisés.

Fonctionnement de l’arme

L’utilisation de l’arme à impulsion électrique se déroule en plusieurs étapes. Tout d’abord, l’arme est dégainée, ce qui souvent suffit à mettre fin à la résistance. En deuxième lieu, les policiers pointent la mire laser sur la personne, et en dernier recours, les sondes sont déployées.

Entre le 1er janvier 2016 et le 22 août 2016, le «taser gun» a été utilisé 41 fois, 33 d’entre elles n’ont été qu’en mode démonstration, cinq fois les ondes ont été déployées, et trois fois, il a été utilisé en mode contact.

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *