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17:46 23 avril 2018 | mise à jour le: 23 avril 2018 à 17:46 temps de lecture: 3 minutes

Sujets chauds en éducation

Le passage de Sébastien Proulx, ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, à la chute Montmorency, a permis de donner lieu à une discussion intéressante sur la mission éducative du Québec.  

Sébastien Proulx a mentionné s’entretenir avec son homologue suédois pour être au fait des nouvelles tendances scandinaves en éducation.

Photo TC Media – Jean Carrier

Le système d’éducation de la Suède et de la Finlande fait l’envie de plusieurs et se classe parmi les meilleurs au monde. Récemment, le système d’éducation finnois a décidé d’enlever toutes les matières scolaires pour favoriser une approche interdisciplinaire. Le ministre a bien voulu répondre à savoir si quelque chose se tramait vers cette direction.

«Il y a des choses qu’on peut utiliser, mais notre réalité est différente. Je pense que comme eux, il faut se diriger vers une évaluation sans résultat. Cela ne veut pas dire qu’ils n’ont pas d’évaluation, mais je pense qu’on peut évaluer les élèves sans nécessairement divulguer les résultats.»

Lors d’une certaine révolution éducative, certains pays scandinaves ont adopté comme première mesure de redorer le blason de la profession d’enseignant. Au Québec, la valorisation du professeur aurait besoin d’un coup de main alors que 25% des jeunes professeurs abandonnent en cours de route.

«Un premier pas vient d’être accompli alors que les étudiants de stage quatre vont être rémunérés pour leur travail. C’est quelque chose que je souhaite voir s’améliorer, mais ça ne m’appartient pas uniquement. Il faut faire une réflexion sociale sur ce qu’on veut du métier d’enseignant pour le respecter. Cependant, il y a des changements à apporter dans la formation des enseignants dans la façon de présenter la matière aux élèves.»

Plan numérique

La vieille garde des enseignants peut avoir certaines réticences à utiliser la technologie. Le ministre et père de famille était visiblement prêt pour la question.

«Il ne faut pas avoir peur du changement. La technologie ne remplacera pas la personne à l’avant de la classe. Elle doit venir en soutien aux enseignants pour amener une nouvelle façon de présenter la matière. Mes enfants utilisent Netmath et, pour l’avoir essayé, je peux affirmer que c’est ludique et agréable à utiliser tout en apprenant.»

Le politicien a ajouté qu’il faut en venir à un point dans le système d’éducation où les élèves ne seront plus des utilisateurs de la technologie, mais qu’ils l’utiliseront pour influencer la société. Il a ajouté qu’il voyait le métier de programmeur et même d’impression 3D exploser dans les prochaines années.

Activité physique

Le dernier sujet abordé est important aux yeux de l’homme au sommet de la pyramide de l’éducation. «L’activité physique doit augmenter dans les écoles et, je crois qu’il faut spécialement le faire au primaire. Il est primordial d’inculquer en bas âge de saines habitudes de vie. Je crois que cela pourrait effacer beaucoup de problèmes liés à la sédentarité, mais aussi le décrochage sportif à l’adolescence. Spécialement, chez les filles.»

Le programme Force 4 a été lancé pour augmenter l’activité physique chez les jeunes au primaire en 2017-2018 dans 450 écoles de la province. Le ministre a souligné qu’il voudrait voir le programme s’étendre à l’ensemble des écoles primaires dès l’année prochaine.  

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