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13:25 30 janvier 2018 | mise à jour le: 30 janvier 2018 à 13:25 Temps de lecture: 4 minutes

Mouvement collectif pour une ville Zéro Déchet

Des citoyens de la ville de Québec ont lancé le Mouvement pour une ville Zéro Déchet, qui a obtenu l’appui de nombreuses organisations communautaires et écologiques. Inquiets du dépassement d’émanations toxiques produites par l’incinérateur, ils souhaitent que Québec prenne des mesures pour véritablement réduire les déchets à la source. 

De plus en plus de gens font le choix d’acheter en vrac pour réduire la quantité de déchets causés par l’emballage des aliments.

Photo TC Media – Marie-Pascale Fortier

«Ce qu’on dit, ce n’est pas de fermer l’incinérateur pour mettre plus de matière dans les sites d’enfouissement. Il faut être plus ambitieux comme ville. Les gestes que les gens posent ne pèsent pas lourd quand les industries, les commerces et les institutions ne font pas de recyclage et de compostage», explique Véronique Laflamme, membre du mouvement et résidente de Limoilou. Le Mouvement pour une ville Zéro Déchet croit que Québec doit être plus ferme et les obliger à poser des gestes concrets afin d’atteindre ses objectifs.

Dans le communiqué émis par le mouvement, on peut lire qu’en 2013, 47% des matières résiduelles à Québec étaient acheminées à l’incinérateur, ce qui représente plus de 250 000 tonnes chaque année. «La Ville parle beaucoup de valorisation énergétique, mais brûler des déchets pour vendre de la vapeur, ce n’est pas une solution. Il faut diminuer la quantité qui prend la direction de l’incinérateur», explique Mme Laflamme.

Elle ajoute que l’un des modèles les plus intéressants en matière de zéro déchet est la ville de San Francisco, mais d’autres villes au Québec comme Victoriaville et Lévis ont adopté des mesures favorisant la réduction de matières résiduelles.

La quête du Mouvement est de convaincre la Ville de Québec d’adopter une politique qui mettrait en pratique les 4 R: repenser notre consommation et notre gestion des ordures, réduire les déchets à la source, réutiliser, recycler et valoriser les matières. Les membres invitent d’ailleurs la population à signer leur déclaration d’appui.

Polluants

Une campagne d’échantillonnage effectuée en octobre 2017 avait indiqué des émanations de mercure, de dioxines et de furanes beaucoup plus élevées que ce que prévoit la norme environnementale. «Les résultats de la campagne d’échantillonnage démontrent bien l’importance des investissements qui doivent être faits pour améliorer le fonctionnement de l’incinérateur», avait alors souligné la Ville, par voie de communiqué.

On y mentionnait que depuis le 15 décembre dernier, des mesures sont prises pour améliorer la situation. Un four sur quatre est actuellement éteint pour son entretien annuel. Celui du numéro 4, le plus problématique, commencera le 16 février et sera remis en fonction à la fin du mois de mars. Il sera alors doté d’un injecteur indépendant de charbon actif et des échantillons seront analysés en continu afin vérifier si les émissions sont conformes aux normes environnementales.

Ces polluants nocifs inquiètent les citoyens qui ont été des centaines à rejoindre la page Facebook «Mouvement pour une ville de Québec Zéro Déchet».

Trois habitudes faciles à prendre pour réduire ses déchets

Acheter en vrac avec des contenants réutilisables et cesser d’utiliser des sacs jetables @TB2:Envoyer ses déchets au bon endroit (recyclage, compostage). Ne pas y déposer le matériel électronique, la peinture, les solvants et les piles.

Faire du compost à la maison ou s’inscrire à du compostage communautaire. Retirer tout ce qui est organique des poubelles.

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