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17:52 2 mai 2017 | mise à jour le: 2 mai 2017 à 17:52 temps de lecture: 4 minutes

Les jeunes sont-ils assez sensibilisés aux dangers de l’électricité?

ÉLECTROCUTION. Quelques jours après le décès de Félix Boivin, décédé par électrocution après avoir chuté sur un transformateur électrique, Hydro-Québec croit que les jeunes ne sont pas tous assez sensibilisés aux dangers de l’électricité.

Le travail de sensibilisation auprès des jeunes quant aux dangers de l’électricité est toujours à refaire.

(Photo deposit)

Félix Boivin pratiquait le «parkour», un sport qui consiste à escalader des structures. Au lendemain de l’accident, David Poitras, porte-parole du Service de police de la Ville de Québec rapportait que le jeune homme aurait chuté sur un transformateur en escaladant une clôture entourant les installations électriques.  

«Chaque fois qu’il y a un événement du genre, c’est sûr qu’on se remet en question», commente la porte-parole d’Hydro-Québec, Geneviève Chouinard, qui rappelle toutefois que les installations où ont eu lieu l’accident appartenaient au commerce situé au 1195 rue Taillon, et non à Hydro-Québec.

«En fait, quand on voit des situations comme ça, on est forcés de se dire que non, tous les jeunes ne sont pas assez sensibilisés», rapporte la porte-parole d’Hydro-Québec, Geneviève Chouinard. Elle rappelle d’ailleurs qu’en septembre dernier, des jeunes s’adonnaient à un jeu dangereux à Sainte-Adèle dans les Laurentides: ils grimpaient dans un pylône d’une ligne haute-tension d’Hydro-Québec.

Dans de telles situations, tout ce que peut faire Hydro-Québec est d’intervenir très rapidement pour interrompre le service avant qu’un jeune ne perde la vie. Mme Chouinard estime que le travail de sensibilisation auprès des jeunes est toujours à refaire. «On fait des campagnes pour que les gens se rappellent des consignes de sécurité», explique la porte-parole qui cite en exemple la publicité télévisée où un homme coupe un arbre à proximité d’un fil électrique quand sa fille s’approche pour lui montrer un dessin.

Les jeunes ne sont pas formés pour approcher des installations électriques. «Il faut se tenir loin. Toutes nos installations sont identifiées, il faut respecter la signalisation elle n’est pas là pour rien», rappelle la porte-parole.

À qui revient la sensibilisation?

«On se présente dans les écoles, on travaille avec les services policiers qui font des tournées scolaires», explique Mme. Chouinard. Toutefois, ces tournées ne se font pas de façon systématique.

En effet, des visites de sensibilisation ont lieu à la demande des écoles, ou s’il y a des événements particuliers, comme dans le cas de Saint-Adèle. À Québec, rien n’est prévu pour l’instant, puisque les installations dans lesquelles Félix Boivin a perdu la vie ne sont pas des installations d’Hydro-Québec.

Du côté du Service de police de la Ville de Québec, il n’y a pas de tournées dans les écoles qui sont faites spécifiquement sur les dangers de l’électricité. Le rôle de la police est surtout de s’assurer que tout est conforme au niveau de la signalisation du danger. Pierre Poirier, porte-parole pour le Service de police de la Ville de Québec, croit que l’éducation quant aux dangers de l’électricité «passe surtout par les parents».

Pour sa part, le Service de protection contre l’incendie de la Ville de Québec (SPCI) procède à des tournées au préscolaire et en deuxième année du primaire pour apprendre aux enfants les huit comportements sécuritaires ciblés par le ministère de la Sécurité publique. Parmi ces huit comportements, aucun n’est en lien avec l’électricité.

France Voiselle, porte-parole pour le SPCI croit que c’est un problème qui touche surtout les adolescents qui tentent de nouvelles expériences. Une trousse pédagogique est disponible sur le site d’Hydro-Québec pour les écoles qui souhaiteraient eux-mêmes sensibiliser les jeunes aux dangers de l’électricité.

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