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13:53 16 mai 2017 | mise à jour le: 16 mai 2017 à 13:53 temps de lecture: 3 minutes

Abolition des référendums : Les conseils de quartier réclament que les citoyens soient entendus

POLITIQUE. Le Regroupement des conseils de quartier réclame que des citoyens puissent ajouter leurs propositions à celles du groupe de travail chargé de guider les municipalités sur l’enjeu de la participation citoyenne.

La porte-parole du Regroupement des conseils de quartier, Johanne Elsener, entourée de membres des conseils, de la porte-parole de Québec Solidaire, Manon Massé et du député de René-Lévesque, Martin Ouellet.

(Photo TC Media – Monica Lalancette)

Les citoyens doivent pouvoir se prononcer sur l’abolition des référendums municipaux promue par le projet de loi 122 sur les gouvernements de proximité, plaide la porte-parole du Regroupement des conseils de quartier. Selon Johanne Elsener, les irritants soulevés dans le processus référendaire méritent d’être discutés au même titre que ceux du processus consultatif. « Il y a place à la bonification du processus référendaire » plutôt qu’à son abolition, martèle son groupe.

Plusieurs pistes sont envisageables, répètent les conseils de quartier, comme l’élargissement des zones référendaires pour qu’un nombre plus grand de citoyens concernés puisse se prononcer. Il y a aussi moyen de faciliter l’accès aux référendums, estime Johanne Elsener. « Il faut se déplacer pour poser notre bulletin de vote à un référendum, alors que dans d’autres pays, d’autres villes, on peut voter par la poste, on peut voter électroniquement », illustre-t-elle.

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Pour bonifier les processus consultatifs et référendaires, les citoyens doivent avoir selon elle leur place à côté de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), de l’Institut du Nouveau Monde, de la Fédération québécoise des municipalités, des villes de Québec et de Montréal et de l’organisme Vivre en Ville. Le groupe de travail constitué au début du mois est chargé d’élaborer un cadre de référence en matière d’urbanisme participatif. Des recommandations sont attendues en juillet.

Le PQ réplique au maire Labeaume

L’étude du projet de loi doit débuter ce jeudi à l’Assemblée nationale, après l’adoption du principe. Le Parti québécois (PQ) a peu d’espoir que sa demande de report soit exaucée pour permettre notamment au groupe de travail de soumettre ses recommandations. Pourtant, plusieurs questions demeurent sans réponse, regrette le député de René-Lévesque, Martin Ouellet, qui se défend de vouloir ralentir le travail parlementaire, tel qu’évoqué par le maire de Québec Régis Labeaume lors des assises annuelles de l’UMQ. « On vient diamétralement changer la façon dont on fait du municipal, alors nous, ce n’est pas du ralentissement, c’est du questionnement qu’on a. Et on aurait, nous aussi, quelques amendements qu’on voudrait apporter », a-t-il fait valoir.

Le député Ouellet et la porte-parole de Québec Solidaire, Manon Massé, étaient présents en appui au Regroupement des conseils de quartier lors de l’annonce de mardi.

TC Media 

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