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14:56 29 mai 2017 | mise à jour le: 29 mai 2017 à 14:56 temps de lecture: 2 minutes

Grève de la construction : les grévistes devant l’Assemblée nationale

Devant l’annonce imminente d’une loi spéciale qui ordonnerait leur retour sur les chantiers, des travailleurs de la construction des quatre coins du Québec se sont réunis, lundi matin, devant l’Assemblée nationale. 

Des travailleurs de la construction des quatre coins du Québec se sont réunis, lundi matin, devant l’Assemblée nationale.

(Photo TC Media – Charles Lalande)

Pour l’occasion, les trois centrales syndicales impliquées dans le conflit étaient représentées par leur président respectif, soit Daniel Boyer, de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), François Vaudreuil, de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) ainsi que Jacques Létourneau, de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Des autobus ont été mobilisés pour transporter les travailleurs des autres régions, qui ont rejoint leurs confrères de la Capitale Nationale. Certains d’entre eux étaient déjà présents tôt en matinée.

Chose certaine, la loi spéciale ne passe pas auprès des travailleurs, si l’on se fie aux nombreuses pancartes brandies par les manifestants : « Tous unis contre la loi spéciale » et « Loi spéciale : dictature libérale ».

Le Service de police de la Ville de Québec suit la situation de près et s’assurera de gérer la circulation dans le secteur. Rappelons que l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec et l’Alliance syndicale ont mis fin aux négociations dimanche. Les travailleurs de la construction attendent maintenant de voir le contenu de la loi spéciale.

« Je ne peux qu’exprimer ma vive déception devant l’absence d’entente négociée entre les parties, malgré la contribution active du gouvernement du Québec au cours des sept derniers mois. Depuis le 1er octobre 2016, 240 jours de négociations se sont écoulés. Cette situation est très critique pour l’économie québécoise, et à cause de dirigeants d’associations patronales et syndicales qui n’ont pas réussi à s’entendre, notre gouvernement a le devoir d’agir et nous le ferons dès lundi », avait déclaré Dominique Vien, ministre responsable du Travail, ministre responsable de la région de la Chaudière‑Appalaches, dimanche soir, par voie de communiqué.

Québec Hebdo

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