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22:27 23 février 2017 | mise à jour le: 23 février 2017 à 22:27 Temps de lecture: 3 minutes

Anacolor compte dévoiler les résultats de ses campagnes de prélèvements

ENVIRONNEMENT. Anacolor dit vouloir s’engager sur la voie de la transparence en publiant sur une base quotidienne ses relevés d’analyse des émanations de composés organiques volatils (COV) dans le but de rassurer la population.

L’usine Anacolor

(Photo TC Media – Archives)

L’entreprise Anacolor qui s’était montrée silencieuse ces derniers jours a dit par voie de communiqué vouloir «remettre les pendules à l’heure» jeudi. L’entreprise située dans le secteur Cap-Rouge a été la cible du Regroupement citoyen pour la qualité de l’air de Cap-Rouge cette semaine, alors que plusieurs membres se sont présentés au conseil municipal de Québec pour demander des actions concrètes de la part des élus municipaux.

Pour calmer le jeu, l’usine de Cap-Rouge s’est engagée à dévoiler le résultat de ses campagnes de prélèvements. Ceux-ci se font deux fois par jour sur 10 sites différents. «Ces données démontrent, depuis 2015, que les émissions et les odeurs sont constamment et de beaucoup en deçà des normes environnementales applicables», peut-on lire dans le communiqué envoyé jeudi.

Pour rassurer les parents des enfants qui fréquentent l’école primaire et le CPE à proximité de l’usine, Anacolor dit même s’engager à installer une station de prélèvements sur le site. «Ainsi, ils pourront disposer de l’information en temps réel et constater que ce milieu ne présente aucun danger pour les enfants, à l’instar des prélèvements du ministère entre 2013 et 2015 et les campagnes d’Anacolor en continu depuis 2015»,

Anacolor soutient d’ailleurs être «fermement engagée dans un plan d’amélioration de ses installations et de ses procédés». Jusqu’à présent, l’entreprise assure avoir remplacé certaines peintures et composés, ce qui aurait permis de réduire son taux d’émission de COV de 47%. Un troisième épurateur, l’utilisation d’un vernis faible en COV et un recours accru à des peintures en poudre suivront d’ici la fin du mois de mars.

La présence du Regroupement citoyen pour la qualité de l’air de Cap-Rouge au conseil de ville a fait grand vent cette semaine à Québec. Le quincaillier Canac a dit vouloir éliminer Anacolor de ses sous-traitants si l’entreprise ne montrait pas patte blanche. Le maire de Québec Régis Labeaume rencontrera demain le ministre de l’Environnement David Heurtel pour discuter de la situation.

En septembre dernier, le ministère de l’Environnement avait donné cinq mois à Anacolor dans son certificat d’autorisation pour installer un système d’épuration des émissions atmosphériques qui permettrait de réduire de 90% les émissions de COV. L’usine a contesté cette exigence devant les tribunaux, la jugeant déraisonnable et inapplicable. La Direction de la santé publique avait aussi envoyé un avis à la population leur recommandant de rester à l’intérieur si de trop fortes odeurs de peinture se faisaient sentir et causaient des malaises.

Invité à réagir, le Regroupement citoyen pour la qualité de l’air de Cap-Rouge n’avait pas retourné les appels de TC Media Nouvelles au moment d’écrire ces lignes.

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