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19:36 24 février 2017 | mise à jour le: 24 février 2017 à 19:36 Temps de lecture: 3 minutes

Une école arrête les récréations jusqu’à la relâche

ODEUR. Le conseil d’établissement de l’école Marguerite-D’Youville à Cap-Rouge a décidé de mettre une pause aux récréations à l’extérieur jusqu’au retour de la semaine de relâche en raison des odeurs de peinture qui incommodent certains élèves.

Une légère fumée bleutée s’échappe des cheminées de l’entreprise Anacolor, de Cap-Rouge.

(Photo archives Isabelle Le Maléfan)

D’ici le 13 mars, au retour de la semaine de relâche, les enfants fréquentant l’école Marguerite-D’Youville devront rester à l’intérieur lors des récréations. «Il y avait une inquiétude chez certains parents qui avait été exprimée à quelques reprises, soit à la direction ou à des membres du conseil», explique la présidente du conseil d’établissement, Marie-Ève Plamondon.

Bien que le lien entre les émanations d’odeur en provenance de l’usine Anacolor et les malaises ressentis par des élèves et des membres du personnel ne soit pas complètement établi, le conseil a préféré jouer de prudence. «On a décidé d’appliquer le principe de précaution, renchérit Mme Plamondon. On met les enfants en sécurité en attendant de voir comment on peut gérer la situation à court terme.»

Auparavant, c’était aux enseignants et à la direction de décider si les enfants devaient rester à l’intérieur à la suite d’un avis émis par la Direction de la santé publique. «On laissait tout le poids de cette mesure-là aux membres du personnel et à la direction de juger quand c’était opportun ou non de sortir les enfants.» Depuis le 1er février, l’école a fait entrer les enfants à cinq reprises, soit en période de récréation ou de dîner.

Première rencontre entre Heurtel et Labeaume

Le maire de Québec Régis Labeaume et le ministre de l’Environnement David Heurtel ont participé à une première rencontre aujourd’hui à Montréal pour discuter du cas Anacolor. «Nous avons exploré différentes hypothèses pour assurer la qualité de vie des citoyens de Cap-Rouge afin qu’ils ne soient pas incommodés par les émanations de l’entreprise», a fait savoir M. Labeaume par voie de communiqué. Une prochaine rencontre entre les deux hommes aura lieu en début de semaine prochaine.

Cette première rencontre réjouit la présidente du conseil d’établissement de l’école Marguerite-D’Youville. «C’est sûr qu’on sent que ça bouge», affirme-t-elle. Une prochaine rencontre d’information aura lieu à l’école mardi prochain avec la santé publique. «On voulait prendre le temps de bien informer les parents avec toute l’information en mains», poursuit Mme Plamondon.

Plus préoccupés par les chevreuils que les enfants

Le député caquiste Éric Caire n’a pas été tendre à l’égard du premier ministre Philippe Couillard, du ministre David Heurtel et du député de Louis-Hébert, Sam Hamad par rapport au dossier Anacolor. «Le gouvernement semble plus préoccupé à saboter les plans de Pétrolia pour protéger des chevreuils, mais quand il est question des enfants de Cap-Rouge, il donne carte blanche à Anacolor», dénonce-t-il.

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