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11:53 21 février 2017 | mise à jour le: 21 février 2017 à 11:53 temps de lecture: 3 minutes

Grève Université Laval: Le vice-recteur met la situation au point

GRÈVE. Devant l’absence d’avancées dans les négociations entre l’Université Laval et le Syndicat des employés de soutien, ces derniers sont de nouveau en grève, cette fois-ci pour trois jours. Aujourd’hui, mercredi et jeudi, les employés de soutien seront de retour pour manifester dans le stationnement situé devant le pavillon Alphonse-Desjardins.

Les employés de soutien de l’Université Laval sont à nouveau en grève.

(Photo gracieuseté)

«Le 8 juin 2016, le gouvernement du Québec a adopté la Loi 13 qui a pour objet la restructuration des régimes de retraite du secteur universitaire dans le but de favoriser une meilleure gestion des risques ainsi que le redressement de la situation financière de certains de ces régimes afin d’en assurer la pérennité», a expliqué ce matin le vice-recteur de l’Université, Éric Bauce. De son côté, le SCFP-FTQ auquel est affilié le SEUL conteste la constitutionnalité de cette loi, prétend M. Bauce.

Il explique, dans un communiqué émis ce matin, que le déficit du régime de retraite du SEUL est de 51,6M$ dont 72% sont imputables aux retraités. L’Université Laval propose d’en couvrir 26,9M$.

Elle propose également de maintenir près de 70% de l’augmentation annuelle prévue des rentes après la retraite, et ce, tant pour les retraités que pour les employés actifs. Le coût de la proposition de l’Université est de 7M$ pour les employés actifs, 17,7M$ pour les retraités et 26,9M$ pour l’Université. De son côté, la proposition du SEUL exclut la participation des retraités à l’effort de restructuration et implique que les employés actifs prennent à leur compte 15,4M$. 

«L’intervention d’un arbitre indépendant dans le dossier de la restructuration du régime de retraite permettrait de consacrer tous nos efforts à la négociation de la convention collective. J’invite donc le SEUL à maintenir le dialogue de façon à s’entendre le plus rapidement possible sur le contenu d’une convention collective acceptable par les deux parties», conclut Éric Bauce.

Les employés de soutien de l’Université Laval sont sans contrat de travail depuis plus d’un an, c’est ce qui a mené au déclenchement de cette grève.

Injonction pour les singes

Rappelons que le 15 février dernier, alors que les employés de soutien étaient toujours en grève de 48h, le tribunal administratif du travail leur a ordonné d’assurer les soins de base essentiels pour éviter la détérioration des primates utilisés dans les recherches.

Cette ordonnance demeurait en vigueur pour un maximum de dix jours, soit assez longtemps pour assurer la survie des singes pour cette nouvelle période de grève.

Cette injonction a été obtenue après celle obligeant les employés à manifester dans un stationnement prévu à cet effet, et ce, un maximum de 190 personnes à la fois. Ce sera également le cas pour cette nouvelle grève de trois jours qui se terminera jeudi.

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