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23:19 26 février 2017 | mise à jour le: 26 février 2017 à 23:19 temps de lecture: 3 minutes

Les syndiqués du RTC votent à 95% en faveur d’une grève

NÉGOCIATION. Les employés du Réseau de transport de la Capitale accordent à leur syndicat un mandat de grève générale illimitée à déclencher au moment jugé opportun.

On estime qu’environ 600 syndiqués du transport public du Québec métropolitain se sont déplacés.

Le syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain (SETPQM) a en mains un mandat de grève accordé par 95,2% de ses membres. Le syndicat pourra déclencher le débrayage au moment jugé opportun.

Le service demeure ainsi complet, à moins d’un revirement de situation, a tenu à rassurer le président, Ghislain Dolbec. Ce dernier a justifié le recours à un mandat de grève non pas par une impasse, mais plutôt par les nouvelles règles entourant le régime de négociation dans le secteur municipal qui imposent un délai aux parties pour mettre leurs moyens de pression à exécution. Ce délai est fixé au 1er avril dans le présent cas.

« On veut négocier »

Une rencontre de négociation est prévue lundi. Le syndicat se dit prêt à négocier activement, mais « on veut en arriver à une entente négociée, pas une entente imposée ». Les régimes de retraite, les salaires et l’organisation du travail sont notamment en cause.

Si une grève était déclenchée, le niveau de « services essentiels » serait déterminé au terme d’une entente entre le syndicat et l’employeur, fait savoir le syndicat, sans s’avancer davantage.

Environ 600 membres ont assisté dimanche à l’assemblée spéciale convoquée pour faire état des négociations et voter sur un mandat de grève. Cela représente environ deux tiers des chauffeurs.

Pour Daniel Pouliot, la forte participation à la rencontre est une preuve de l’unité qui règne au sein des employés. « Avec le vote qui a été pris cet après-midi [dimanche], je pense que l’employeur va avoir une bonne idée de nos convictions », a renchéri son collègue Ron Pugh, chauffeur depuis 32 ans. Les horaires de travail et la conciliation travail-famille sont chers aux employés, a-t-il fait savoir.

Les syndiqués sont sans contrat de travail depuis juin 2016.

Réaction du RTC

La partie patronale a réagi à l’issue du vote par voie de communiqué, dimanche soir. En insistant que les services sont maintenus, le RTC a indiqué ne pas souhaiter commenter le résultat « puisque le processus de négociation se poursuit dès [lundi] ». « Nous souhaitons un règlement négocié, dans l’intérêt de tous, notamment de la clientèle », a conclu le président du conseil d’administration du RTC, Rémy Normand.

TC Media 

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