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16:29 5 juin 2017 | mise à jour le: 5 juin 2017 à 16:29 temps de lecture: 3 minutes

Ça butine et ça bourdonne sur le toit de l’édifice F-X-Drolet à Québec

MUNICIPAL. Par souci de participer à la préservation des abeilles pollinisatrices, la Ville de Québec entame un projet pilote d’apiculture urbaine. Déjà, deux ruches ont été installées sur le toit de l’édifice F.X.-Drolet, dans le quartier Saint-Roch.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a démontré que les abeilles n’étaient pas agressives en tenant un rayon de l’une des deux ruches, entouré de la vice-présidente du comité exécutif de Québec, Julie Lemieux, et du cofondateur d’Alvéole, Étienne Lapierre.

(Photo TC Media – François Cattapan)

Tout l’été, les abeilles butineront dans les fleurs environnantes et déposeront leur nectar dans les ruches de sorte qu’il sera possible, dès l’automne, de récolter une cuvée de miel dont la saveur sera unique à ce secteur de la ville. Une production d’environ 10 à 15 kg par ruche est attendue. Une partie du miel mis en pot sera offerte aux visiteurs protocolaires et l’autre partie remise au Club des petits déjeuners de Québec.

Le toit de l’édifice F-X-Drolet accueille deux ruches, dans le cadre d’un projet pilote d’apiculture urbaine.

(Photo TC Media – François Cattapan)

«La Ville emboîte le pas à un mouvement en plein essor, celui de l’apiculture urbaine. Il s’agit d’un geste simple et concret contribuant à protéger les abeilles, dont le rôle de pollinisation des espèces végétales est primordial. De plus, nous encourageons la production d’un miel local», a indiqué le maire de Québec, Régis Labeaume.

L’installation et l’entretien des ruches sont réalisés par l’organisme Alvéole. L’entreprise sociale spécialisée en apiculture urbaine exploite déjà des ruches en ville et produit ce qu’elle appelle des miels de quartier, notamment à Cap-Rouge et Limoilou. Si le projet pilote fonctionne bien, d’autres édifices municipaux ont été identifiés pour accueillir des ruches, soit : la caserne 13 de Lebourgneuf, l’édifice Denis-Giguère à Loretteville, la bibliothèque de Charlesbourg et le Centre Mgr de Laval à Beauport.

Apport environnemental

Le fonctionnement d’une ruche est orchestré autour de sa reine.

(Photo TC Media – François Cattapan)

Selon un des porte-parole d’Alvéole, Antoine Dolbec, «en plus de produire du miel, l’apiculture urbaine contribue à accroître la pollinisation et le verdissement des espaces verts en ville. Elle a pour mission de protéger les abeilles qui connaissent un déclin important partout dans le monde, tout en sensibilisant la population à leur caractère indispensable pour l’environnement.»

L’expert a vite rassuré le maire Labeaume et les médias. Les abeilles s’intéressent avant tout au pollen des fleurs. Elles ne sont pas agressives ni intrusives comme les guêpes, ne cherchant à se défendre que si elles se sentent en danger. Ainsi, chaque ruche sur le toit de l’édifice F-X-Drolet, à l’angle des rues du Pont et Prince-Édouard, pourra contenir jusqu’à 50 000 abeilles, sans que personne ne s’en rende compte.

À propos des abeilles

-Rayon d’action de 3-5km

-Durée de vie moyenne de 45 jours

-Butinage en fin de vie (7 jours)

-La reine peut vivre jusqu’à 5 ans

-Une ruche se maintient naturellement à 30°C 12 mois par an

TC Media

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