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15:23 10 juillet 2017 | mise à jour le: 10 juillet 2017 à 15:23 temps de lecture: 5 minutes

L’agrile du frêne détecté à Québec

INSECTE. L’Agence canadienne d’inspection des aliments a confirmé la présence de l’agrile du frêne sur le territoire de la Ville de Québec.

Agrile du frêne

Photo-Gracieuseté

L’insecte a été découvert grâce au programme de détection précoce, une des mesures du plan de préinfestation 2015-2016. L’insecte a été trouvé dans un frêne du quartier Montcalm. Un dépliant explicatif sur l’agrile du frêne et sur les actions qui seront posées par la Ville dès l’été 2017 sera acheminé sous peu aux résidants du secteur touché.

«Depuis 2012, la Ville est en action pour se préparer à une infestation. Elle agit de manière à limiter les impacts, a fait savoir M. Steeve Verret, membre du comité exécutif responsable de l’environnement. Pour le moment, il est important de savoir que les citoyens n’ont pas à procéder à l’abattage de frênes, qu’ils soient malades ou en bonne santé. Si un frêne leur semble touché, ils doivent aviser la Ville qui validera s’il s’agit bien d’une infestation à l’agrile du frêne avant d’intervenir», peut-on lire dans le communiqué émis par la Ville 

L’infestation déclarée exigera l’adoption d’une nouvelle réglementation municipale sur la gestion des frênes qui tiendra compte des résultats des dépistages de la saison 2017. La Ville déploiera également un plan de lutte pour les années à venir qui prendra en compte la répartition et l’intensité de l’infestation sur son territoire. D’ici là, les demandes de certificats d’autorisation d’abattage seront traitées en vertu de la réglementation actuelle. Des conditions supplémentaires pourraient s’appliquer à l’émission du certificat d’autorisation dans le but d’éviter la dispersion de l’insecte.

Pour en savoir plus, les citoyens peuvent communiquer avec Info 311 ou consulter le ville.quebec.qc.ca/agrile.

Plan d’action municipal 2017

À court terme, les actions mises de l’avant par la Ville visent principalement à limiter la propagation de l’insecte et à informer adéquatement les citoyens.

Il existe deux moyens permettant d’agir pour contrer un foyer d’infestation :

  • l’abattage sélectif des frênes, touchés ou dépérissants, dans le respect des procédés certifiés pour éviter de propager l’agrile
  • le traitement au biopesticide des frênes en bonne santé.

Le traitement permet de maintenir pendant une période prolongée des arbres sains et fonctionnels et de tuer des larves d’agrile du frêne qui pourraient s’être développées sous l’écorce.

Si l’abattage est requis, et à moins de contraintes majeures, chaque frêne municipal abattu sera remplacé au cours des années subséquentes par un arbre d’une autre espèce.

Rappelons que l’objectif principal de la lutte contre l’agrile est de ralentir l’infestation et de protéger la canopée de façon à minimiser les impacts sur la canopée et le bien-être des citoyens. Aucune mesure ne permet actuellement d’éradiquer l’insecte.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) précise qu’il s’agit d’une détection du ravageur en dehors de la zone réglementée, qui comprend le sud-ouest du Québec allant de Pontiac à Acton, ainsi que tout le sud de l’Ontario.

En vigueur immédiatement, il est interdit de déplacer tout produit du frêne, comme les billes, les branches et les copeaux, ainsi que toutes les essences de bois de chauffage provenant du lieu touché. Le propriétaire concerné a été avisé de ces restrictions. La zone réglementée sera agrandit avant la fin de 2017 lorsque l’ACIA aura terminé ses travaux d’enquête.

Bien que l’agrile du frêne ne pose aucun risque pour la santé humaine, il s’agit d’un insecte ravageur très destructeur pour les frênes. Il en a déjà tué des millions en Ontario, au Québec et aux États-Unis, et il présente une menace économique et environnementale importante pour les régions urbaines et boisées de l’Amérique du Nord. L’ACIA continue de collaborer avec les gouvernements fédéraux et provinciaux ainsi que les administrations municipales afin de ralentir la propagation de ce ravageur.

Les faits en bref

  • L’agrile du frêne est originaire de la Chine et de l’Asie orientale. Sa présence a été confirmée pour la première fois au Canada en 2002.
  • L’agrile du frêne est présent seulement dans certaines régions de l’Ontario et du Québec et est réglementé par l’ACIA pour la protection des forêts et des pépinières du Canada.
  • Le déplacement du bois de chauffage non traité est un mode de propagation commun pour les insectes envahissants et les maladies. Ne déplacez pas de bois de chauffage.

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