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16:53 2 mars 2017 | mise à jour le: 2 mars 2017 à 16:53 temps de lecture: 3 minutes

Grève au RTC: les chauffeurs espèrent régler avant le 13 mars

CONFLIT DE TRAVAIL. Après avoir indiqué qu’il y aurait grève des services du Réseau de transport de la Capitale (RTC), le syndicat des chauffeurs a tenu à préciser qu’il espère en arriver à une entente, avant cette date. Selon leur président, il est encore possible de régler la situation.

Steeve Veilleux et le président du syndicat, Ghislain Dolbec.

(Photo TC Media – Mathieu Turgeon)

«Le dépôt de l’avis de grève ne met pas fin aux négociations, bien au contraire. Nous avons plusieurs rencontres prévues d’ici la semaine prochaine. Tout est encore possible», a expliqué Ghislain Dolbec.

Le président du Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain (SETPQM) n’a pas souhaité dévoiler les thèmes de la négociation, ne voulant pas «négocier sur la place publique». «L’employeur connaît nos points. C’est certain qu’il y a des questions de salaires, mais c’est plus que ça. Les chauffeurs font des quarts coupés étendus sur 12 heures. On nous demande plus d’amplitude, avec des horaires encore plus étendus. On souhaite garder ça à 12, pour garder une qualité de vie.»

M. Dolbec a expliqué que la grève avait dû être annoncée de façon hâtive, en raison de la loi 24 qui limite les délais pour négocier des conventions collectives dans le secteur municipal. «La loi nous contraint dans le temps. S’il n’y avait pas de loi 24, on ne serait pas là aujourd’hui [jeudi].» Cet avis était partagé par le conseiller syndical, Steeve Veilleux. «En 2009, ça nous avait pris trois ans pour s’entendre et là on nous demande de régler ça en cinq mois», a-t-il déploré.

Si les négociations ne mènent pas à une entente avant le 13 mars, le syndicat a indiqué que le service serait offert à l’essentiel, soit aux heures de pointe, en semaine. Les autobus ne circuleraient donc pas durant les fins de semaine.

Coupure de Nomade

Depuis le début des moyens de pression, le système d’horaire en temps réel, Nomade, n’est plus en fonction. Le syndicat a confirmé qu’il s’agissait bel et bien d’un moyen de pression de leur part, mais que ce n’était pas un enjeu syndical. «Oui, on a débranché Nomade. Mais les heures sont encore respectées. Les horaires sont très serrés avec ce système. On est à la seconde près et ça a détérioré la qualité de vie au travail, mais aussi du service aux usagers», croit Ghislain Dolbec.

Sur le sujet: RTC : Rémy Normand appelle les parties à se concentrer sur les négociations

TC Media

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