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00:23 4 mars 2017 | mise à jour le: 4 mars 2017 à 00:23 temps de lecture: 2 minutes

Anacolor: le regroupement citoyen satisfait, mais toujours inquiet

LITIGE. La porte-parole du Regroupement citoyens pour la qualité de l’air de Cap-Rouge, Stéphanie Houde, se dit satisfaite de la décision du ministère de suspendre le certificat d’autorisation de l’usine de peinture Anacolor, quoiqu’étonnée que ce dernier n’ait pas agi plus tôt.

L’école Marguerite-D’Youville de Cap-Rouge

(Photo TC Media – Archives)

«Ça va dans le sens de ce qu’on exige depuis plusieurs mois, mentionne celle qui occupe le rôle de porte-parole pour le regroupement citoyen de Cap-Rouge. C’est simple, c’est le gros bon sens.»

La porte-parole s’attend à une réplique de l’usine de Cap-Rouge. «C’est sûr qu’ils vont contester, ils contestent tout», croit Stéphanie Houde. Anacolor a 15 jours pour présenter ses observations au ministère, après quoi son certificat d’autorisation pourrait être suspendu.

L’annonce de vendredi après-midi fait croire à Stéphanie Houde que le ministère a de bonnes raisons de croire qu’Anacolor ne respecte pas les normes environnementales. «Le camion du ministère s’est promené toute la semaine, rappelle-t-elle. À la lumière de cette décision, on pense qu’ils ont des données probantes.»

La maman de Cap-Rouge croit que la Commission scolaire sera plus à même de prendre une décision sur la sortie de ses élèves à l’extérieur à la lumière de la décision du ministère de l’Environnement. «On ne peut pas demander aux parents de décider au pifomètre», croit Mme Houde. Le retour de la semaine de relâche est prévu le 13 mars prochain. L’ultimatum du ministère de l’Environnement tombe cinq jours plus tard.

D’ailleurs, les enfants de l’école Marguerite-D’Youville ont pu profiter d’un avant-midi à l’extérieur au parc vendredi. «L’école a mobilisé des autobus pour aller jouer à un parc situé à une distance sécuritaire de l’usine», rapporte Mme Houde.

Malgré cette annonce, le regroupement citoyen continue de demander la relocalisation pour l’usine de Cap-Rouge. «Plutôt que de payer 1M$ pour se conformer, pourquoi ne pas payer 1,4M$ pour se relocaliser à un endroit où ils pourront croître sans déranger personne?», demande Mme Houde.

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