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17:26 1 mars 2017 | mise à jour le: 1 mars 2017 à 17:26 temps de lecture: 3 minutes

Anacolor: Démocratie Québec exige l’action du maire

La Ville de Québec se déresponsabilise dans le dossier d’Anacolor, alors qu’elle pourrait agir, clame Démocratie Québec. Avis juridique en mains, la chef Anne Guérette plaide que le maire de Québec refuse de le faire, préférant plutôt renvoyer la balle au ministère de l’Environnement.

Anne Guérette et Paul Shoiry de Démocratie Québec. (Photo TC Media – Archives)

« L’administration Labeaume clame son incapacité d’agir pour aider les citoyens de Cap-Rouge, fait valoir Anne Guérette. Nous, on est allés chercher un avis juridique qui dit le contraire. »

Paul Shoiry et la chef de Démocratie Québec ont mandaté la firme Tremblay Bois Migneault Lemay; « l’un des meilleurs bureaux d’avocat municipal du Québec » pour analyser le dossier. « La Ville aurait l’intérêt juridique requis pour agir en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement », déclare l’avocat Pierre Laurin dans une correspondance fournie aux médias par le parti. L’avocat se base sur des avis de non-conformité que les élus lui ont transmis et sur les dispositions de la Loi sur la qualité de l’environnement. Pour déposer une injonction, la Ville devrait en revanche détenir « la preuve scientifique » d’une contravention. Dépendamment du contenu de l’injonction déposée par deux citoyens contre Anacolor, l’avocat conclut aussi que la Ville pourrait « possiblement » joindre sa voix aux citoyens.  

Le maire Labeaume a fait le « choix volontaire » de ne pas agir, croit Anne Guérette, qui l’invite à réviser sa position. « On l’a vu agir dans d’autres dossiers. Quand il veut, quand il a décidé, il le fait : il fait changer des lois, il bouscule beaucoup de choses. »

«Ça ne donnerait rien de faire ça»

Questionné sur le sujet en après-midi, Régis Labeaume n’a pas changé sa position: c’est au ministère de l’Environnement d’intervenir. «Si on était capable, ça se saurait. C’est devenu un gros problème, alors ça prend une grosse décision. Avec le ministre [David] Heurtel, on a convenu d’un certain nombre de choses. On sait exactement comment ça va finir, mais c’est au Ministère à agir. Le plan de match est clair, oubliez une intervention de la Ville, c’est un tire-pois qui est inutile.»

Il est donc clair pour le maire de Québec que la solution passera par une intervention gouvernementale. «Je laisse faire le ministre, parce qu’il va agir avec le pouvoir qu’il a. On s’est entendu sur la gravité du problème et les gestes à poser. Il faut que ça finisse. S’il fait exactement ce qu’on s’est dit, ça va être réglé», a-t-il ajouté.

M. Labeaume en a profité pour déplorer l’attitude du propriétaire d’Anacolor, en contestant ses méthodes. «C’est l’usine le problème! Je suis très étonné de la gestion de ce dossier-là par le propriétaire. Il se comporte très mal. J’ai l’impression qu’on est avec un gestionnaire du siècle dernier, tu ne peux plus gérer une entreprise comme ça aujourd’hui et faire abstraction de tes voisins. Il n’a rien fait et n’a pas apporté de solutions au Ministère et à la Ville.»

Avec la collaboration de Mathieu Turgeon

TC Media 

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