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18:15 29 mars 2017 | mise à jour le: 29 mars 2017 à 18:15 temps de lecture: 4 minutes

Cowboy un jour, cowboy toujours

RODÉO. Gravement blessé lors d’un rodéo au Ranch Gagnon, à Saint-Évariste, en Beauce, le samedi 25 mars, Alexandre Laliberté-Aubin commence à se tirer d’affaire. Malgré ses blessures, il souhaiterait bien remonter sur une bête quand sa santé le lui permettra. «Être cowboy ça ne se soigne pas», a-t-il lancé à la blague, dans sa chambre à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus, la veille de son congé.

Alexandre avant sa chute.

(Photo gracieuseté – Dan West)

Alexandre Laliberté-Aubin

(Photo TC Media – Marie-Pascale Fortier)

Le monteur de taureau de 23 ans a subi des blessures au niveau du thorax. Le taureau, qui l’a écrasé au niveau de la poitrine, des jambes et de la tête, lui a fracturé trois côtes, et lui a infligé des blessures aux poumons et au foie. Son équipement lui a heureusement épargné des blessures à la tête et au bas du corps. «Light’em up» le taureau qu’il montait au moment de l’accident avait d’ailleurs infligé des  blessures à un autre jeune cowboy, Zachary Turcotte, la semaine précédente. «C’était un des bons taureaux, le monde me disait que ça allait brasser, mais j’étais confiant», raconte le jeune homme.

Fans de rodéo, un duo de caméraman et de photographe passionné de rodéo a capté toute la scène. On peut voir le monteur de taureaux chuter de la bête et se faire piétiner par l’animal, malgré le travail des bullfighters qui tentent de l’éloigner du blessé. Le travail des bullfighters et des clowns de rodéo est de distraire les taureaux pour éviter qu’ils infligent des blessures aux cowboys désarçonnés.

Besoin d’adrénaline

Amateur de sensations fortes, Alexandre participait à des compétitions de vélo de montagne au Canada et aux États-Unis. «J’étais tanné de me faire mal», a-t-il confié. Après un séjour aux soins intensifs, il consent que la monte de taureau sauvage n’était pas le sport le moins risqué.

Plusieurs de ses amis pratiquaient la monte de taureau sauvage, il a donc décidé d’entrer dans le club sélect de l’Équipe de rodéo du Québec la saison dernière. Il a participé à une dizaine de rodéos avant son accident. Il devait d’ailleurs faire l’école de rodéo à Saint-Tite au cours des prochaines semaines.

«Quand j’étais petit, je voulais faire du rodéo sur des moutons, mais mes parents ne voulaient pas!», raconte le jeune homme résident de Lévis pour qui les sports extrêmes sont une passion depuis le plus jeune âge.

Améliorations au Ranch Gagnon

À la suite de l’accident d’Alexandre, le Ranch Gagnon a décidé de renforcer les mesures de sécurité pour permettre aux ambulanciers de se rendre plus facilement jusqu’aux cowboys. En effet, avec les véhicules stationnés de chaque côté du chemin, l’ambulance a pu difficilement se frayer un passage et n’a pas pu se rendre rapidement auprès du cowboy blessé.

Ce dernier croit d’ailleurs qu’il devrait toujours y avoir des ambulanciers sur place en cas d’accident grave. Au Ranch Gagnon, il n’y a qu’une infirmière présente lors des rodéos.

Pour remédier à la situation, les propriétaires du bâtiment ont agrandi le stationnement pour que les gens n’aient plus à se stationner dans le chemin. Le ministère des Transports y a d’ailleurs interdit le stationnement, ont expliqué les organisateurs sur la page Facebook du Ranch Gagnon.

«C’est une bonne affaire!», a simplement dit le cowboy qui a attendu l’ambulance un bon moment avant de pouvoir recevoir les soins appropriés. D’ailleurs, l’état des routes entre le lieu de l’accident et l’Hôpital de Saint-Georges a rendu le trajet particulièrement pénible. En raison de la gravité de ses blessures, il a rapidement été transféré dans un Hôpital à Québec.

Le cowboy, hospitalisé à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus, se remet lentement de ses blessures.

(Photo gracieuseté – Dan West)

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