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20:15 7 avril 2017 | mise à jour le: 7 avril 2017 à 20:15 Temps de lecture: 3 minutes

Nids-de-poule: les rues réparées l’an passé toujours en bon état

PRINTEMPS. L’opération massive d’asphaltage du printemps passé a porté fruit à Québec: en date d’aujourd’hui, sur les segments de rue qui avaient été refaits l’an passé, la Ville n’a effectué qu’une seule réparation.

Les nids-de-poule ont fait leur apparition.

(Photo TC Media – Mathieu Turgeon)

Chaque année, c’est la même rengaine pour les automobilistes. La chaussée se parsème de trous aux diamètres variables, signe que le printemps est bel et bien arrivé, au grand malheur des parechocs. La Ville de Québec avait mis en place en 2015 un plan d’action pour réduire les effets négatifs des nids-de-poule.

Retour en arrière: en 2016, la ville de Québec est aux prises avec un lourd problème de nids-de-poule, elle a reçu 2486 signalements du 1er janvier au 31 mars 2016. De ces plaintes, environ 60% sont concentrées sur les mêmes artères. La Ville décide donc de lancer ce qu’elle appelle une opération massive d’asphaltage sur ces rues, qui représentaient 226km de chaussée.

De retour en 2017, avec un printemps un peu plus tardif que l’année dernière, le nombre de signalements sur la même période est descendu à 1035 appels. Sur les artères réparées l’an dernier, seulement une réparation a été rapportée jusqu’à présent.

«Il va toujours y avoir des nids-de-poule, rappelle le vice-président du comité exécutif responsable des infrastructures et travaux publics, Jonatan Julien. On a un réseau de 2400km de surface. L’an dernier, quand on a fait notre 226km, on est venu croiser 60% des signalements. Cette année pour l’opération massive d’asphaltage 2017, ça va encore être sur les artères qui présentent le plus grand nombre de nids-de-poule. Donc chaque année, le résiduel va diminuer.»

Il faut dire que la période de pointe de la saison des nids-de-poule n’est pas tout à fait atteinte. Avec les années, le directeur de section à la Division des travaux publics de l’arrondissement de Sainte Foy-Sillery-Cap-Rouge, Martin Forgues, a appris que la plus haute période d’apparition de nids-de-poule est habituellement aux alentours de la deuxième et de la troisième semaine d’avril. L’an dernier, en raison d’un printemps hâtif, la Ville avait connu son pic de signalements au cours du mois de mars.

Les nids-de-poule, ce fléau du printemps

(Photo TC Media – Prisca Benoit)

Mieux vaut prévenir que guérir

La Ville de Québec a adopté un nouvel outil pour aider sa division des travaux publics à mieux cibler les rues problématiques. Les employés de la voirie utilisent désormais un GPS pour géolocaliser chaque réparation des nids-de-poule, explique M. Forgues. L’outil permettra d’être encore plus précis sur les artères à réparer pour l’opération massive d’asphaltage de 2017. Selon le directeur, sur les 5000 nids-de-poule réparés pendant le mois de mars, 11% venait des signalements des citoyens, montrant la grande proactivité des services des travaux publics.

La Ville de Québec avait aussi pris l’engagement de réduire les délais entre le signalement d’un nid-de-poule à la Ville et la réparation de ce dernier. Depuis 2015, l’attente pour la réparation d’un nid-de-poule est passée de 3 jours à 1,5 jour. En période de pointe, la Ville peut déployer jusqu’à 40 employés sur le terrain. Les travaux publics ont donné un contrat à un opérateur de véhicule spécialisé en réparation de nids-de-poule pour que ce dernier soit également de la partie lors de la période de pointe.

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