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11:55 29 octobre 2017 | mise à jour le: 29 octobre 2017 à 11:55 Temps de lecture: 4 minutes

Inoccupation en baisse dans les résidences pour aînés

ANALYSE. Le vieillissement de la population, marqué par l’arrivée à la retraite des premiers individus de la vague du bébé-boum de l’après-guerre, commence à se manifester du côté des résidences pour aînés. La plus récente compilation de données réalisée au printemps 2017 le démontre, alors que le taux d’inoccupation des appartements standards dédiés à cette clientèle a reculé d’un demi-point par rapport à l’année précédente, pour atteindre 6,2%.

La construction de complexes de retraite se multiplie, pour répondre à la demande croissante pour ce type d’hébergement.

(Photo TC Media – Archives)

Selon la plus récente Enquête sur les résidences pour personnes âgées au Québec, menée par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), depuis 2013, le taux a diminué de 2,5 points de pourcentage. Malgré une relance de la construction dans ce segment de marché, l’offre n’évolue pas au rythme de la demande issue de l’accélération du vieillissement de la population.

«L’étude constate aussi qu’il existe d’importantes différences dans l’évolution et l’état du marché. Celles-ci s’expliquent par des inégalités de l’offre récente et la popularité de ce type d’habitation à travers la province. On devra s’attendre à ce que celles-ci persistent dans les années à venir», observe la SCHL.

Évolution du taux d’attraction au fil des récentes années.

(Tableau gracieuseté – SCHL)

Au Québec, environ 75% du marché se situe dans des gammes de loyers qui sont sous la barre des 1900$ par mois. Avec un loyer moyen de 1377$ par mois, le segment des studios était encore le moins cher sur le marché. Pour ce qui est du segment des appartements d’une chambre à coucher, le loyer moyen a atteint 1683$. Et pour les appartements de deux chambres, il s’établissait à 2132$. Les tarifs sont assez similaires dans la région de Québec. Toutefois des variations importantes sont à envisager en fonction de la vaste gamme de services offerts.

Cette année, le taux d’attraction a reculé d’un demi-point de pourcentage, pour se chiffrer à 17,9 %. Une grande attention est portée sur l’évolution de cet indicateur, car il traduit la popularité des résidences privées. Certains intervenants du marché estiment que ce taux avoisinera 20% au cours de la prochaine décennie. Une observation optimiste qui reste à confirmer lors d’études subséquentes.

L’heure du choix

De l’avis des analystes de la SCHL, la trajectoire résidentielle des bébé-boumeurs sera assurément un phénomène déterminant de l’avenir du secteur de l’habitation. Davantage en santé que leurs ancêtres, certains préféreront vieillir dans leur maison, tandis que d’autres opteront pour le condo au centre-ville. Cependant, lorsque la santé déclinera, plusieurs seront rassurés de pouvoir intégrer un complexe de retraite, où sont offerts les repas, ainsi que des loisirs et des soins de santé.

Tendance du taux d’inoccupation des résidences pour aînés.

(Tableau gracieuseté – SCHL)

L’Enquête sur les résidences pour personnes âgées au Québec révèle justement que le taux d’inoccupation dans les résidences avec services est un des plus bas de ce segment de marché. Il avoisine les 5% en 2017, en baisse de 0,5% sur 2016, même si le loyer moyen a grimpé de 6% à 3200$. «Tandis que des incertitudes existent quant à la trajectoire résidentielle précise des baby-boomers, il n’y a nul doute que le nombre des aînés en perte d’autonomie gagnera en occurrence et que des enjeux majeurs émergeront», conclut l’étude de la SCHL.

Faits saillants

• le taux d’inoccupation des places standards se chiffrait à 6,2% comparativement à 6,8 % à la même période l’an dernier;

• le loyer moyen des places standards était de 1678$ par mois;

• le taux d’attraction (17,9%) a diminué d’un demi-point de pourcentage comparativement à l’an dernier;

• le taux d’inoccupation des places pour personnes recevant des soins assidus est descendu à 5%;

• le loyer moyen des places recevant des soins assidus avoisine le cap des 3200$, une hausse de 6% en regard de 2016.

TC Media

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