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20:40 12 janvier 2017 | mise à jour le: 12 janvier 2017 à 20:40 temps de lecture: 4 minutes

La Revengeance des duchesses: l’événement «off» du Carnaval de Québec

CARNAVAL. Pour une huitième année, la Revengeance des duchesses revient avec neuf nouvelles recrues pour faire découvrir les différents quartiers de Québec et des environs, et ce, sans subvention de la Ville de Québec pour les aider.

Sept des neuf duchesses de la Revengeance accompagnés de leur mascotte.

(Photo TC Media – Prisca Benoit)

Depuis 2010, la Revengeance des duchesses est l’occasion pour les femmes (et quelques duchesses barbues) de prendre la parole afin de montrer leur affection et réflexions sur le quartier qu’elles représentent. La cofondatrice, Marjorie Champagne, désirait aborder la question de l’urbanité dans la région de Québec à travers les yeux des résidentes qui vivent leur quartier au quotidien.

«Je suis une fille de Québec, je n’ai jamais voulu être duchesse, mais ça a quand même imprimé une image dans ma tête de jeune fille, raconte Marjorie Champagne. Quand les duchesses ont disparu, j’avais 18 ans et je m’étais questionnée à savoir si j’aurais pu être duchesse moi aussi. Je m’étais dit que non et je me suis demandée pourquoi ça ne me correspondait pas.»

De là est survenue l’idée d’un blogue des duchesses, un site Internet où chacune, à sa façon, peut s’exprimer sur la réalité, belle ou mauvaise, du quotidien dans son coin de la ville. «Nous, on est là pour parler, pour communiquer, pour créer, croit Mme Champagne. Le but ultime, c’était de revenir avec une formule complètement différente de ce qui se faisait à l’époque.»

Celles qui s’appellent toujours les véritables duchesses, car revenues quelques années avant le retour des duchesses du carnaval, doivent composer chaque année avec un budget limité. «On a déjà eu une subvention de 10 000$ de la Ville il y a deux ans et le maire nous avait dit que ça allait être récurrent, se souvient Marjorie Champagne. On est retourné frapper à sa porte, mais on n’a jamais reçu de nouvelles.» Le bon côté des choses: elles sont totalement libres de faire ce qu’elles veulent, car sans contrainte de subventions.

Pourquoi devenir duchesse à la Revengeance?

«Mon but premier, c’est de mettre Portneuf sur la map», s’exclame sourire en coin Odile Pelletier, duchesse de Portneuf. La dame ne veut pas se limiter à sa ville de résidence, préférant explorer toute la région. «Le lancement a lieu le jour où je prends ma retraite, c’était comme mon party que je me faisais personnellement.»

«On connaît beaucoup l’Île d’Orléans sur l’aspect touristique. Quelqu’un m’avait demandé qu’est-ce qui se passait sur l’île l’hiver quand il n’y avait pas de touristes, raconte pour sa part la duchesse de l’Île d’Orléans, Karine Fortin. Comme de fait, à l’île, il y a un paquet de gens qui vivent là très différents les uns des autres.»

Celui qui se fait appeler «le duchesse de Limoilou», Mickaël Bergeron, veut aborder les hauts et les bas de la vie dans son quartier. «J’avais envie de gratter le Limoilove. Limoilou, c’est cool et je n’ai pas envie d’aller vivre dans un autre quartier, mais il n’y a pas que du cool à Limoilou, il y a aussi des côtés dont on ne parle pas.» L’embourgeoisement et ses conséquences sociales et les ruelles du quartier commencent déjà à l’inspirer.

Outre le blogue des duchesses, la Revengeance présente une série d’activités pour la programmation de 2017. Exposition de crazy carpets, atelier de bricolage, projection cinématographique et conférence féministe se tiendront du 26 janvier jusqu’au 10 février, date du couronnement de la reine de Québec par tirage au sort. Le lancement officiel de la Revengeance se tiendra pour sa part le 26 janvier prochain à L’Anti, suivi d’un spectacle de Duchess Says.

Québec Hebdo

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