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01:00 21 juin 2017 | mise à jour le: 21 juin 2017 à 01:00 temps de lecture: 4 minutes

Saint-Augustin : une partie du surplus consacré au complexe sportif

MUNICIPAL. L’administration municipale de Saint-Augustin avait une bonne et une mauvaise nouvelle à transmettre à ses citoyens, lors de l’assemblée du conseil de mardi soir. Un important surplus a été dégagé pour l’année financière 2016, mais une demande de subvention incomplète nécessitera d’en verser une partie pour rembourser l’emprunt du nouveau complexe sportif multifonctionnel.

L’annonce récente de la décision des élus issus de l’ancienne administration municipale de ne pas se représenter aux prochaines élections n’a pas rendu l’assemblée du conseil plus facile et collaborative.

(Photo TC Media – François Cattapan)

En effet, les états financiers de la Ville affiche un excédent de 6,9M$ pour l’année 2016. La situation positive s’explique principalement par une amélioration de 3,4M$ des coûts d’exploitation des infrastructure et services, dont le complexe sportif qui en était à sa première année d’activité, en plus d’une diminution de 1,7M$ en frais d’administration et d’une réduction de 800 000$ sur la facture de la quote-part d’agglomération.

Toutefois, près de 1M$ de ses surplus devra être versée pour compenser une portion des frais de financement du méga complexe, qui n’ont pu être couverts par la subvention gouvernementale en raison d’une demande faite en retard. Le programme gouvernemental existe toujours et il sera possible de corriger la situation, mais pour les versements prévus en 2017, Saint-Augustin doit en assumer la totalité en attendant un remboursement ultérieur. Entre temps, la demande de subvention sera complétée.

Questionné par le citoyen Normand Paradis sur les raisons de cette situation déplorable, le maire Sylvain Juneau a répondu que cela avait coïncidé avec son arrivée en poste ainsi que celle de la nouvelle trésorière. «Le suivi n’a pas été fait à temps par l’administration. Il faut comprendre que ce n’était pas la priorité des nouveaux venus, alors que la situation financière était catastrophique et l’ambiance de travail à la Ville très problématique. C’était le zoo et on nous avait toujours affirmé que la subvention était acquise, ce qui n’était visiblement pas le cas», a-t-il expliqué en assurant d’y voir.

Par ailleurs, une partie du surplus 5M$ sera affecté à la dette (33%), au budget de fonctionnement (33%) et à une nouvelle réserve financière générale pour les infrastructures. À la surprise générale et contre toute attente, la proposition a été adoptée à l’unanimité. Le maire Juneau s’en est réjoui, parce que pour lui, le remboursement de la dette doit devenir une obsession.

Les élus majoritaires, France Hamel et Lise Lortie en tête, ont tenu à préciser que le maire taisait volontairement l’amélioration graduelle de la situation financière de la Ville. «Pourtant, ont-elles noté, la dette nette de Saint-Augustin a reculé de 12M$ pour atteindre 86M$. Il n’en parle pas parce qu’il sait très bien que ces bons résultats proviennent des efforts de saine gestion de l’administration précédente.»

Demande d’intervention du sous-ministre

Excédé par l’entêtement des élus majoritaires à investir 1,2M$ dans la rénovation du Centre communautaire Jean-Marie-Roy, qui n’intéresse les promoteurs que pour être démoli à court terme, le maire Juneau a lancé un appel à l’aide public. «J’en appelle à l’intervention du sous-ministre des Affaires municipales du Québec, Marc Croteau, pour qu’il intervienne afin que cessent les dépenses inutiles dans un bâtiment condamné. Ces gens ont décidé de ne pas se représenter aux élections, qu’ils dégagent et arrêtent de dilapider les fonds publics», a-t-il lancé en prenant les médias à témoin.

Loi 122 sans impact

Concernant l’adoption récente de la loi 122 sur la gouvernance locale, Sylvain Juneau a précisé qu’elle s’adresse aux grandes villes comme Québec et Montréal. Ce cadre légal ne s’applique pas aux autres villes, comme Saint-Augustin. Les règles qui s’appliquaient antérieurement, notamment concernant les consultations publiques, continuent d’être en vigueur sauf si le conseil décide de les changer. Comme il n’y a eu aucun référendum à Saint-Augustin depuis les défusions en 2006, le maire ne voit pas l’utilité d’intervenir dans un domaine où il n’y a pas de problème.

TC Media

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