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18:12 16 septembre 2017 | mise à jour le: 16 septembre 2017 à 18:12 Temps de lecture: 3 minutes

Mandat de grève à 96% pour des CPE de Québec-Chaudière-Appalaches

Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres de la petite enfance de Québec-Chaudière-Appalaches (CSN) ont voté à 96% en faveur d’une banque de 6 journées de grèves à utiliser éventuellement. 

Les parents d’enfants fréquentant les CPE doivent s’attendre au déclenchement de journées de grève au cours des prochaines semaines.

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Le vote s’est fait par scrutin secret. D’autres auront lieu prochainement pour les CPE qui n’ont pas pu se présenter en assemblée générale extraordinaire, tenue samedi matin, au Centre de foires de Québec.

Le but de ce vote était «de mettre la pression nécessaire pour faire débloquer la négociation des dispositions nationales avec les associations d’employeurs et le ministère de la Famille», a fait savoir la CSN par voie de communiqué.

Les travailleuses des CPE de l’Abitibi-Témiscamingue, de Drummondville, de Montréal, de l’Estrie, des Laurentides et de Laval ont également adopté le mandat de grève.

Tout ce beau monde est sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015, c’est-à-dire une période de 30 mois.

«Après 30 rencontres de négociation, dont un blitz de cinq jours en mai dernier, seules les matières monétaires ont fait l’objet d’entente depuis le début des pourparlers en décembre dernier. Dans cette négociation, les demandes des employeurs comportent des reculs importants, non seulement dans les conditions de travail des salarié(e)s, mais aussi pour la qualité des services offerts aux enfants. Aussi, nous n’avons toujours pas obtenu de réponses à nos demandes d’ordre monétaire», a mentionné Louise Labrie, présidente du syndicat et membre du comité national de négociation des CPE. Cette dernière déplore également les compressions budgétaires de centaines de millions de dollars dans le réseau.

Ann Gingras, présidente du Conseil centrale de Québec-Chaudière-Appalaches (CSN), en avait également long à dire : «Il y a bien plus qu’un conflit entre employeurs et employées des CPE. Ces femmes (qui forment la grande majorité du milieu) ont une patience extraordinaire. Cependant, de par la nature de leur emploi, la patience a des limites en ce qui a trait à leurs conditions de travail, leurs salaires et la consolidation des CPE. Si le gouvernement pense qu’il peut faire n’importe quoi, il se trompe royalement.»

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