Quebec Hebdo
15:33 10 août 2021 | mise à jour le: 12 août 2021 à 15:28 Temps de lecture: 2 minutes

Collisions routières en milieux ruraux

Collisions routières en milieux ruraux
Photo: Au Québec, peu d’études récentes portent sur les liens entre la réduction des limites de vitesse, l’environnement routier, les vitesses pratiquées et la sécurité routière, alors que la vitesse est reconnue comme étant l’un des principaux facteurs explicatifs des collisions. /Photo 123RF

La professeure Marie-Soleil Cloutier de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) et le professeur Ugo Lachapelle de l’UQAM se sont penchés sur l’effet de la réduction des limites de vitesse sur le risque d’accidents graves et mortels sur les routes du Québec. L’étude publiée dans le Journal of Transport & Health démontre une tendance à la baisse des collisions sur tous les segments routiers analysés. Un résultat qui rejoint l’amélioration du bilan routier observée au cours des dernières années.

L’équipe de recherche a démontré que les segments présentant des limites de vitesse à 80 ou à 90 km/h et ayant subi une réduction de leur limite d’au moins 20 km/h sont ceux ayant connu une diminution du nombre de collisions et de la vitesse pratiquée moyenne la plus importante.

«Plus la réduction de la vitesse était grande, et plus la vitesse préalable était élevée, plus on a observé une diminution des collisions», lance la professeure Marie-Soleil Cloutier, experte en études urbaines et en sécurité routière à l’INRS et auteure principale de l’étude.

Cette étude a été réalisée à partir de données du ministère des Transports allant de 2006 à 2013 se trouvant partout au Québec.

«Les demandes de modification de limite de vitesse par les municipalités sur le réseau du ministère des Transports se font de plus en plus nombreuses au fil des ans. C’est un défi grandissant d’analyser ces demandes et d’y acquiescer tout en s’assurant que ce soit sécuritaire», explique la professeure Cloutier.

L’équipe de recherche espère que ces résultats serviront à bonifier les procédures existantes et à mettre à jour les guides techniques sur la vitesse afin d’aider la prise de décision au ministère des Transports et dans les municipalités en matière de modification des limites de vitesse.

 

 

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