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16:44 1 avril 2021 | mise à jour le: 1 avril 2021 à 20:15 temps de lecture: 2 minutes

Le virus en «progression exponentielle» à Québec

Le virus en «progression exponentielle» à Québec
Photo: /Capture d'écram - CIUSSS Capitale-Nationale

Lors d’un état de situation, le CIUSSS de la Capitale-Nationale a fait part de son inquiétude et des préoccupations face à l’ampleur de cette 3e vague. Le nombre de cas augmente considérablement de jour en jour et le réseau de la santé ne pourra pas tenir si la population ne participe pas à l’effort commun exigé. 

«L’évolution de la situation épidémiologique est très préoccupante. […] Aujourd’hui, on a 261 cas. On s’attend à encore beaucoup plus pour demain. La progression est exponentielle», a déclaré d’emblée Dr André Dontigny, directeur de la santé publique pour la Capitale-Nationale.

Le Dr Dontigny a expliqué que 70 à 80% des cas sont actuellement reliés au variant britannique, qui est beaucoup plus contagieux que le coronavirus initial.

Le directeur des services professionnels du Centre hospitalier universitaire de Québec, le Dr Stéphane Bergeron a confié faire  face à la pire crise depuis qu’il a obtenu son diplôme de médecine en 1993. «Nous n’y arriverons pas seuls. On a besoin de l’aide de la population. On a besoin de vous pour agir. […] La meilleure façon de remercier les travailleurs de la santé, c’est de contribuer à cet effort collectif», a mentionné Dr Bergeron.

Les gestionnaires du réseau de la santé ont mentionné que l’ampleur de la 3e vague est supérieure aux deux autres. «Nous craignons beaucoup ce qui est devant nous. On peut encore faire face, mais ça ne peut pas se poursuivre comme ça».

Patients plus jeunes aux soins intensifs

L’intensiviste et pneumologue Dr Mathieu Simon a quant à lui fait part de l’âge des patients Covid-19 qui sont accueillis en ce moment aux soins intensifs. Ces patients, âgés actuellement entre 36 ans et 61 ans, ont une moyenne de 15 à 20 ans plus jeune que les patients aux soins intensifs des 1ère et 2e vagues. Ces patients ont aussi beaucoup moins de facteurs de risques que les patients admis lors des précédentes vagues.

Pour le Dr André Dontigny, même si le 12 jours de confinement annoncé par le gouvernement du Québec aura des effets, un 28 jours aurait été l’idéal, en particulier à cause du temps d’incubation de 14 jours du virus.

«La vaccination a aidé et il y a des lueurs d’espoir. Mais le respect serait de rester à la maison», ont rappelé les médecins.

 

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